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Ma Bulle ...

Ma Bulle ...

36 15 my life version " voila ce qui me fait trembler , rire , rêver , planer .." . Films, mangas, jeux videos , bouquins , zik ...

Publié le par Gally

En ce premier jour de l'année 2026 , je vais t'emmener au Pays du Soleil Levant par le biais d'une découverte que j'ai eu la chance de faire très récemment  ...

Si tu passes souvent par ici alors tu sais que je suis accro au Found footage/Mockumentary et que depuis quelques années, je passe un temps FOU à chercher LE found footage ultime quitte à me taper des heures et des heures de visionnage de trucs pourris/moisis/ennuyeux/saoulants  ...

 J'adore le found footage parce qu'il fait de moi un témoin et pas une simple spectatrice, parce que j'aime ressentir avant de comprendre, parce que je suis attirée depuis toujours par les zones grises ou les réponses tendent à ne pas vouloir se montrer et ou l'étrange danse avec le réel ...

Et puis je pense que le found footage est un format cinéma hanté  ...

Hanté par l'Absence de la personne qui a filmé, celle qui a disparu et qui ne laisse derrière elle qu'une voix coupée et une image qui s'arrête brutalement et trop tôt ...

Et moi ...

Je vis depuis toujours avec l'Absence ...

BREF !!!!

Et donc la semaine dernière alors que je lurkais en baillant sur YT à la recherche d'un FF que je n'aurais pas encore vu , j'suis tombée sur une vidéo illustrée par une vignette que j'avais déjà croisée des dizaines de fois sans jamais cliquer dessus parce que la dite vignette ne m'inspirait /m'attirait pas du tout , on y voyait une vieille photo marronnasse et le titre , Helter Skelter , me laissait de marbre ...

MAIS ce 25 décembre 2025 dernier, poussée par une petite voix intérieure et surtout par une flemminginte absolue de chercher plus avant , j'ai cliqué sur la vidéo ...

Et ...

J'ai passé 4 jours sur cette chaine YT  ... 

Laisse moi te présenter Pro9ramQ ...

La chaîne semble avoir été créée au début des années 2020 et elle consiste en une série de vidéos ( 34 à ce jour si je ne me trompe pas)  plus ou moins longues ( ça va de à peu prés 10 à 40 minutes selon les histoires narrées).

Pourquoi le chiffre 9 apparait t'il dans Pro9ramQ me demanderas tu ?

Parce qu'au Japon le 9 porte malheur et que cela donne une connotation maudite à ces vidéos ...

Au premier abord je me suis dit que c'est une banale série de documentaires typiques du Japon autour d'évènements étranges mais très vite j'ai réalisé qu'il s'agissait en vérité d'un mix intelligent entre FF et mockumentaries brouillant volontairement la frontière entre réalité et fiction.

Les vidéos donnent l’illusion d’enquêtes sérieuses sur des événements inexpliqués et chaque détail est conçu pour installer le doute, l’inconfort, puis la peur.

Chaque vidéo focus sur un sujet bien précis et on peut les regarder dans n'importe quel ordre, cela n'a pas vraiment d'importance ...

Au centre de chacune de ces vidéos : un évènement d'abord en apparence anodin ou tristement dramatique mais qui comporte un détail troublant, un petit quelque chose d'étrange qui fait rapidement basculer la narration vers le creepy voire l'angoissant  ... 

Une voix neutre décrit ce que nous allons voir. 

Des images d'archives , rapports d'enquêtes popent ici et là ...   

Il n'y a pas de présentateur au visage " repère " et rassurant.

Aucun générique.

Les auteurs de ces vidéos sont souvent des hommes ou des femmes qui ne sont que des passeurs de documents interdits ou d’archives qui n’auraient pas dû être exhumés.

Ce choix n’est pas anodin et renforce l’illusion documentaire tout en participant pleinement à l’expérience : si personne d'officiel ne signe alors peut être que tout cela est bien réel ?

Le found footage/Mockumentary ,ces images prétendument retrouvées, est au cœur de la mise en scène.
Caméras qui tremblent et s'agitent, vidéos dégradées, angles maladroits, silences trop longs, plans qui s’éternisent, glitch ...

Rien n’est spectaculaire.

Et c’est précisément là que la Peur naît ...

Il suffit d'un détail à l’arrière-plan ...

D'un son mal identifié ...

D'une présence suggérée mais jamais confirmée ...

Et nous voilà qui scrutons l'image ...

On se méfie du hors-champ.

Et on devient complice malgré soi ...

C'est juste GENIAL  de simplicité ...

Autre truc qui m'a grave charmée  ...

Les thèmes abordés par Pro9ramQ s’inscrivent profondément dans l'univers occulte et paranormal du Japon, ça parle de Yurei, de Noroï , de lieux maudits, de suicides, d'appels téléphoniques avec des défunts, de phénomènes inexpliqués ou de rituels anciens  ...  
Les Yurei en particulier, ces esprits japonais qui ne quittent pas le monde des vivants, retenus par une émotion trop forte comme la colère, tristesse, injustice, sont PARTOUT !!!

Et ils ne hurlent pas non ...

Ils hantent simplement , ils persistent dans des lieux ou à travers des photos et cela rend chaque visionnage terriblement angoissant... 

Détail essentiel et super important pour moi : dans Pro9gramQ, l'épouvante réside dans l'ambiance et n'a pas besoin de hurlements hystériques ni de courses poursuites crispantes avec caméras agitées dans tous les sens et crois moi que ça fait un bien FOU ...

Le paranormal n’est jamais grandiloquent dans Pro9ramQ , il est presque banal et c'est précisément ce traitement froid qui m'a glacé le sang plus d'une fois alors que je cherchais dans des images ce quelque chose de flippant évoqué par une voix off dénuée de toute intonation et que à ma grande joie/terreur je finissais par le trouver ...

Ici, la peur n’est pas , comme souvent avec l'horreur à la Japonaise , dans le monstre, mais dans l’attente.
Dans ce qui pourrait apparaître.
Dans ce qui était déjà là avant même que l’on regarde.

Je t'ai dit plus haut qu'on pouvait regarder les vidéos dans le désordre ?

C'est vrai MAIS si tu décides de te lancer toi aussi dans cette chaine YT pas comme les autres alors tu vas vite réaliser qu'il y a un fil rouge et que des vidéos ont des points communs intrigants ...

Vidéo après vidéo je me suis rendue compte que les les histoires ne sont pas indépendantes et qu'il y a un fil rouge ...

Des motifs reviennent comme des portraits photos.

Des événements se répondent.

Des noms, des lieux, des dates semblent se faire écho.

Et rapidement je me suis posée 1000 et une questions et là ou cette chaine YT est VRAIMENT géniale c'est que rien n’est expliqué frontalement parce que Pro9ramQ fait confiance à l’intelligence et à l’angoisse du spectateur qui a seul le pouvoir de relier les points et de bâtir sa propre cartographie de l’horreur.

Une fois que j'ai réalisé l'existence de ce fil rouge invisible j'ai été incapable d'arrêter de regarder les vidéos qui sont presque devenues une étrange obsession ...

Je n'étais plus une simple lurkeuse de l'ombre  ...

J'étais devenue une investigatrice  ... 

Et je voulais comprendre  ...

A la fin de mon visionnage , je n'avais certes pas tout relié, tout compris, MAIS j'étais totalement séduite et emballée  ...

Et j'ai compris que chaque vidéo est la pièce d'un vaste puzzle dont l'image finale ne sera peut être jamais révélée ce qui laisse une totale liberté à l'imagination ...

Pro9ramQ m'a retournée le cœur et l'imagination et certains épisodes ont même réussi, malgré leur courte durée, à me faire avoir de l'empathie pour certains personnages comme cette femme " Hikikomori " ....

Je profite de l'évocation de ce personnage là pour insister sur le fait que la série ne juge JAMAIS ses protagonistes, elle se contente de les observer  ...

Quand j'ai terminé ma plongée en apnée dans Pro9ramQ je me suis précipitée sur mon PC à la recherche d'infos sur les créateurs de ce petit bijou d'horreur made in internet et j'ai trouvé quelques infos mais aucune n'est officielle, la page YT de Q ne comporte même pas de section " à propos" .

Bien que la chaine cultive l'anonymat , trois ou quatre personnes seraient derrière Q :

Daichi Minaguchi qui serait le réalisateur , Kotaro Terauchi scénariste et producteur et enfin Kayako Endo .

MAIS encore une fois cela ne vient pas de sources sûres , visiblement Q souhaite laisser planer le mystère ce que je comprends et apprécie totalement  ...

Ce qui est sûr c'est que ces créateurs ont réussi à briser le 4éme mur avec moi en m'entrainant à leur suite dans l'univers étrange et angoissant de Pro9ramQ ...

Un super topic Reddit se trouve si tu as envie de découvrir en détail les histoires de chacun des épisodes  ...

Si tu décides toi aussi de découvrir cet univers glaçant alors un conseil :  pose ton portable et focus sur l'écran sous peine de rater ce détail en arrière plan qui te fera frissonner ...

Et petite précision : les vidéos peuvent être sous titrées en anglais ...

En conclusion :

Une fois toutes les vidéos vues, quelque chose demeure en moi.
Cette impression persistante d’avoir accédé à des archives qui ne m'étaient pas destinées ...

Comme si j'avais regardé trop longtemps dans une fissure du réel ...

Selon moi la série YT Pro9ramQ ne se contente pas de raconter des histoires de fantômes ...

Elle a transformé YT en un lieu hanté ...

J'ai l'impression moi même d'être hantée par les personnages, les histoires et ces silhouettes terrifiantes que l'on entrevoit le temps d'un battement de cil ...

Et depuis que j'ai fini de dévorer ces vidéos , elles sont là en moi ...

Et mon imagination débordante ne cesse de me murmurer à l'oreille :

Et si certaines de ces images étaient vraies ?

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Publié le par Gally

 

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Publié le par Gally

Dimanche 30 novembre 2025 ...

Aujourd'hui on change de sujet ...

On va parler ciné !!!

Car ce dimanche matin n'a point été synonyme de grasse matinée mais de requins et d'un tueur cinglé !!!

Le Pitch : Australie : Zephyr, une jeune surfeuse au caractère bien trempé va devoir se surpasser quand son chemin va croiser celui de Tucker, un serial killer au mode opératoire très particulier qui va l'emmener dans une balade en mer pas comme les autres  ... 

Dangerous animals est une pelloche australo américaine réalisée par Sean Byrne déjà responsable du troublant The Loved one.

Le film est sorti durant l'été 2025.

GAFFE SPOILERS PLEIN DE DENTS CI-DESSOUS !!!!

Au casting on a la charmante Hassie Harrisson dans le rôle de Zephyr et Josh Heuston aka Moses ...

Parlons un peu de ces deux là ...

Au début du film, Zephyr est certes un chouia agaçante avec son côté lonely girl au cœur froid mais elle devient clairement beaucoup plus intéressante quand elle rencontre Tucker et que leur relation se met en place, elle montre sa force et sa rage de vivre et nom d'un requin chat (ça existe !!! ) ,on a juste ENVIE de la voir s'en sortir et se VENGER !!!  

Le personnage de Moses m'a laissée un peu dubitative à un moment parce que j'ai eu du mal à croire au fait qu'il se lance à la recherche de sa surfeuse chérie après une seule nuit de galipettes et puis j'ai arrêté de me poser trop de questions et j'me suis laissée porter par le film et au final Moses n'est pas trop mal écrit et il est choupi ... 

Et puis je ne peux pas cracher dans la soupe : ces deux là font vraiment bien le boulot, rendant leurs personnages super attachants, chose rare en général dans des films d'horreur ou l'on à souvent l'habitude de se taper des abrutis décérébrés qui méritent totalement de se faire charcuter ... 

Je tiens aussi à évoquer la jolie Ella Newton qui prête ses traits à la pauvre Heather ...

 On ne la voit pas longtemps mais je trouve qu'elle a une sacrée présence à l'écran, elle a un je ne sais quoi d'intense qui a marqué mon chti cœur  ...

MAIS si tout ce joli petit monde est bien sympa charmant toussa ...

Il et elles se font GRAVE voler la vedette par LUI !!!

Jai Courtney !!!

Il est INCROYABLE dans le rôle de Tucker, l'assassin sadique qui s'amuse à kidnapper ses proies pour ensuite les regarder être dévorées VIVANTES par des requins en pleine mer tandis qu'il filme pour enrichir sa collection de VHS !!! 

Courtney livre une interprétation que je trouve marquante de ce taré, il suinte la folie et son intelligence saupoudrée de puissance physique et de détermination font de lui un des Méchants les plus intéressants et malsains que j'ai vus depuis une ETERNITE !!!!

Tout en lui transpire le danger et si les requins lui servent d'arme pour tuer ses victimes, c'est quand même bien lui le cœur et le moteur de Dangerous animals. 

J'ai adoré sa bonhommie dans ses premiers moments du film et le changement brutal d'attitude quand il décide de montrer son vrai visage, Jai Courtney est vraiment incroyable dans ce rôle de voyeur sadique et implacable.

Et si le film de Sean Byrne est une vraie surprise, c'est parce que ce ne sont pas les requins qui sont au cœur de l'histoire mais plutôt le duel ultra intense entre Tucker et Zephyr .

La surfeuse n'est en effet pas une bête énième final girl qui se contente de fuir en hurlant, elle agresse verbalement Tucker en permanence, le provoquant, elle l'attaque même physiquement. 

Elle est dans l'instinct de survie , dans la chair, dans la résistance brute.

Face à un prédateur humain, Zephyr devient un animal affamé de vie prêt à se surpasser pour s'en sortir.

Et pour illustrer cela, Byrne n'hésite pas à la montrer se dévorant elle même pour échapper à son horrible destin en se mutilant une main à coup de dents afin de se libérer des menottes qui l'entravent.

A cet instant précis elle n'est plus humaine elle n'est qu'animal ...

Tucker quant à lui n’est pas simplement un tueur, il se prend pour un "médiateur" entre l’homme et les squales mais en réalité ce mec est avant tout un cinglé qui jouit de la violence en instrumentalisant ses chers potes les Requins ...

Je trouve qu'il a de faux airs de Matt Hooper dans les dents de la mer avec sa barbe et ses cheveux frisés et puis j'ai adoré la scène ou tel Buffalo Bill dans le silence des agneaux, il se trémousse en pensant à la rencontre à venir entre sa proie et les requins ...

Ceci dit, comme un bon gros tueur en série lambda, il a un mode opératoire et dés qu'un détail de son rituel est déréglé  il cesse d'arborer son masque froid pour montrer un visage fébrile et agressif même en public comme lors de cette scène brève ou il court acheter une nouvelle caméra oldschool après que Zephyr ait balancé la sienne à la flotte  ...   

Tucker incarne la forme la plus épouvantable de cruauté, celle qui ne vient pas de l’instinct mais de l’intention.

Il ne tue pas pour survivre ou pour célébrer ses potes Requins ...
Il tue pour son plaisir égoïste et ultra malsain ...

Tucker voulait utiliser Zephyr comme un réalisateur pervers mais celle-ci va lui échapper en faisant appel à cette animalité qui sommeillait en elle et elle va se battre de toutes les façons possibles, sans logique ni organisation.

Et les requins là dedans me demanderas tu ?

Ben figures toi que le film de Byrne les montre tels qu'ils sont. 

Des poissons.

De GROS poissons.

Avec plein de dents.

Mais des poissons avant tout.

Ils ne sont pas maléfiques.
Ils ne sont pas complices.
Ils ne sont pas symboliques.

Ils sont La Nature.

Et ce qui est dingue et brillant dans cette confrontation Zephyr / Tucker, c’est que le prédateur humain est infiniment plus terrifiant que tout ce qui nage sous la coque du bateau.

Le requin tue pour manger.
Tucker tue pour jouir.

Pour le reste ...

La BO composée par Michael Yezerski est top et parsemée de bons morceaux de ziks familiers qui font plaisir à entendre.

La réalisation de Byrne est nerveuse et le rythme du film ne laisse aucun répit au spectateur.

Les dialogues sont bien écrits. 

Le huis clos sur le bateau de Tucker est vraiment étouffant à souhait. 

La photographie surtout de nuit est top.

Le montage est précis ... 

Et ô joie on voit de vrais requins , Sean Byrne ayant insisté pour que son film montre de véritables bestioles et pas des machins en CGIs froides et aseptisées .

Du coup ceux que tu vois à l'écran sont issus de plans filmés de vrais bestiaux qui ont été intégrés après modifications ici et là à la pelloche ce qui a pris pas loin de 8 mois de boulot en postproduction. 

Le film a été tourné sur la Gold Coast Australienne en pleine mer et ça n'a pas du être simple lors de certains plans genre çui là ?  

Du début à la fin j'ai senti que le réalisateur savait exactement ou il voulait emmener ses spectateurs et avec moi ça a fonctionné du feu de dieu.

C'était pas gagné de faire un film hybride entre shark movies et pelloche de serial killer mais Sean Byrne a totalement réussi  ...

J'ai lu lors de mes recherches que Byrne a dit que si le film " les dents de la mer " a désigné les requins comme des monstres, lui il a voulu coller la cible sur l'homme et je trouve ça vraiment cool.

Il y a juste 3 petits détails qui m'ont fait froncer les sourcils :

1) Comment Zephyr fait elle pour remonter à bord du bateau de Tucker vers la fin du film ?? 

Le bastingage du rafiot est super haut alors comment elle a réussi à sortir de la flotte pour revenir à bord?

2) Ou est l'intérêt de la scène ou le cordage s'enroule autour des chevilles de la jeune femme qui est entrainée violemment sous l'eau par le requin qui vient d'attaquer Tucker ?

3) Tucker ne souffre pas assez à la fin nom d'un aileron, il meurt TROP VITE !!! J'aurais TELLEMENT adoré le voir finir à son tour suspendu au dessus de l'eau tandis que des requins nagent sous ses pieds ...  

A part cela je n'ai absolument RIEN à reprocher a Dangerous Animals qui m'a arrachée à cette torpeur dans laquelle je stagnais depuis quelques temps à cause des films/séries inintéressants que je matte en espérant tomber sur un truc cool ...

Cela me fait un bien fou de venir ici te parler d'un film !!!

En conclusion :

Je ne m’attendais pas à aimer Dangerous Animals autant.

En lançant la pelloche je pensais voir un truc un peu bourrin, une histoire de requins de plus mais à la place j'suis tombée sur huis-clos brutal et viscéral, porté par un méchant effroyablement crédible.
Ce film m’a captivée parce qu’au fond, il rappelle une vérité simple :
les vraies bêtes ne sont pas toujours sous l’eau.
Parfois, elles marchent parmi nous.
Et parfois et heureusement, elles finissent par couler.

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Publié le par Gally

Fin 2012/début 2013 ...

Je suis en week end ...

Minimwa est partie la veille au soir chez son pôpa, j'ai fini tout ce que j'avais à faire et me voilà posée devant mon pc à me demander quel film j'vais bien pouvoir regarder ...

J'ai un dossier qui contient des dizaines et des dizaines de pelloches d'horreur/épouvante de toutes les époques et de tous les genres donc j'ai l'embarras du choix ...

A un moment le curseur de ma souris se pose sur Sinister, descend vers la pelloche suivante et revient sur Sinister ...

Je ne me souviens plus pourquoi j'ai chopé ce truc et du coup je go check de quoi ça cause toussa ...

 Et donc Sinister raconte l'histoire d'Ellison Oswalt, auteur de true crime en perte de vitesse, qui emménage avec sa famille dans une nouvelle maison sans leur dire que cette jolie bicoque a été le théâtre d'un meurtre atroce : toute une famille y a été retrouvée pendue à un arbre, sauf la plus jeune des enfants qui est portée disparue.

Alors qu’il fouille le grenier pour préparer son prochain livre, Ellison découvre une boîte de films Super 8 intitulés innocemment : BBQ 79 , Sleepy Time ou Pool Party …

Mais en les visionnant, il réalise que ce que l'on voit sur ces films ce ne sont pas d'innocents moments de vie mais des meurtres commis d'horrible manière sur différentes familles à travers les décennies.

Et à chaque fois, une silhouette étrange apparaît parfois à l’arrière-plan des images ... 

Si le pitch ne m'inspire pas des masses, le nom d'Ethan Hawke au casting m'intrigue, j'aime beaucoup cet acteur donc zou, je lance le film ...

Et je sors de ce visionnage complétement terrorisée.

Parce que dans Sinister il y a lui ...

Non, ce n'est pas un cosplay raté d'Eric Draven ou un métalleux un lendemain de concert ... 

Laisse moi te présenter Bughuul aka Bagul dans la version francisée.

On l'appelle aussi The Eater of children ou le dévoreur d'enfants et il est au cœur de Sinister.
Ce n’est pas un fantôme ou un simple démon folklorique : c’est un prédateur ancien qui se nourrit des âmes des enfants.

Le film laisse volontairement planer le mystère quant à ses origines et sa nature mais quelques indices se dessinent ici et là ...

Bagul proviendrait d’un espace entre les mondes, un peu comme un univers parallèle et sa légende dit qu'il a été vénéré dans plusieurs cultures anciennes notamment au Moyen-Orient où il apparaissait comme une entité tentatrice et maléfique.

Tel un Freddy Krueger utilisant les rêves de ses victimes pour se lier à elles et assurer sa survie, Bagul se sert de l'art (dessins, symboles, images) comme des portails pour accéder à ses proies.

Il n’a pas de corps vivant mais est plutôt une présence qui se glisse dans les images et qui se tapit dans les ombres des supports visuels modernes.

Bagul ne tue pas lui-même les familles et c'est précisément là que Sinister devient cauchemardesque ....

Il choisit un enfant avec lequel il commence à communiquer de façon subtile via des dessins, des cauchemars ou de fugaces apparitions dans les ténèbres.

Par le biais de son lien avec l'enfant, il réussi à le faire entrer dans son univers tout en se glissant dans la réalité des hommes et il se met à apparaitre un peu partout autour du môme ... 

Enfin et en échange de fausses promesses, il convainc sa jeune proie de massacrer sa propre famille et de filmer la scène afin d'alimenter l'horrible œuvre de Bagul qui emmènera le jeune meurtrier dans royaume ou il sera condamnée à lui obéir, son âme étant à jamais captive de ce monstre ...

On peut clairement parler d'un rituel immonde ...

Parce que crois moi, les mises à mort des familles qu'on entrevoit sur les films en Super 8 sont des moments glauquissimes au possible ...

Mais revenons à ce bon vieux Bagul ...

Il n'apparait jamais frontalement sauf s'il désire se montrer mais on peut percevoir sa silhouette furtive sur les films Super 8 ou son visage étrange figé et immobile fixant le spectateur tandis que des enfants fantômes errent dans la maison ...

Bagul est, à l'instar de ma Sadako chérie, une espèce de virus qui se transmet par le biais de l'image ...

Et ...

Si tu le regardes  ...

Il peut te regarder en retour.

Bagul me terrifie.

Parce qu'il ne parle ou ne crie pas et je trouve ça pire qu'un prédateur/monstre/fantôme qui attaque car en observant et en attendant, il génère une peur reposant non pas sur l'action mais sur l'intention ...

Il observe.

Il choisit.

Il parasite.

Puis il attend ...

Il est immobile sauf quand il tourne soudain la tête vers celui qui regarde les exploits de " ses enfants " ...

Il est lié à l'image et donc à ce que NOUS regardons nous mêmes et cela rend sa présence d'autant plus glaçante et dérangeante ... 

Il a ce visage blanc et figé presque humain mais pas tout à fait avec un je ne sais quoi de déformé et de malsain ... 

Il ne tue pas lui même mais pousse les mômes à se retourner contre leurs familles ce qui donne des scènes vraiment ultra creepy qui m'ont arrachée à ma zone de confort  ... 

Il agit souvent hors champ et en silence ...

Il est là ...

Comme une tâche sombre dans un coin du cadre ...

Comme un parasite dans la pellicule qui n'existe que parce qu'on le regarde ... 

En conclusion :

La prochaine fois que tu te matteras une pelloche et que tu te diras qu’un film n’est qu’un film  et qu'une image n'est qu'une image ...

Pense à ceci ...

Parfois ce n'est pas TOI qui regardes l'écran ...

C'est l'écran qui te regarde  ...

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Publié le par Gally

 

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Publié le par Gally

D'aussi loin que je me souvienne et j'ai une excellente mémoire, j'ai toujours eu peur du noir. 

Ou plutôt, j'ai toujours eu peur de ne pas être seule dans le noir.

Le premier souvenir lié à cette étrange impression remonte à une nuit d'été dans ma chambre de petite fille.

Je devais avoir 8 ans ? 

Mes parents avaient récupéré une ancienne et vieille armoire familiale en bois avec des miroirs sur les deux portes qu'ils avaient installée dans ma chtite bulle afin d'y mettre mes vêtements.

Elle était jolie cette armoire.

Le jour en tout cas.

Parce que la nuit venue elle prenait une autre allure.

Je me souviens que souvent, alors que j'étais allongée dans mon lit, serrant dans mes bras mon Guardian, je la devinais dans l'obscurité, massive, énorme, m'observant silencieusement ...

Et donc une nuit d'été ...

La journée avait été caniculaire et maman avait laissé les fenêtres de ma chambre ouvertes pour laisser entrer la fraicheur de la nuit.

C'était une nuit de pleine lune (forcément) et une lumière fantomatique dansait à travers les lamelles en bois des persiennes que ma mère avait légèrement baissées ...

Comme il faisait décidemment trop chaud, je n'arrivais pas à dormir et me tournais et retournais dans mon lit en évitant de regarder dans la direction de l'armoire.

Et puis j'ai entendu un son qui a pétrifié sur place la petite fille que j'étais.

Une des portes de l'armoire était en train de s'entrouvrir en grinçant.

Je connaissais ce bruit car je l'entendais à chaque fois que j'ouvrais ou refermais les portes de ce vieux meuble tandis que je préparais mes affaires ou que je cherchais un pyjama ...

Et me voilà allongée dans la pénombre de cette chambre étouffante, mon ours en peluche dans les bras, les yeux écarquillés fixés sur la silhouette massive de cette fichue armoire, muette de terreur, incapable d'appeler à l'aide ...

Le temps s'était comme figé.

Je me souviens confusément du bordel dans ma tête et des battements de mon cœur qui battait à tout rompre tandis que je m'attendais à entendre le plancher en bois de ma chambre craquer sous le poids de quelque chose émergeant de l'armoire ...

Mais il ne s'est rien passé.

Pas de mouvement ni de bruit ...

Je suis restée immobile et silencieuse, étouffée par cette Terreur que seuls les enfants peuvent ressentir et j'ai attendu et attendu encore jusqu'à ce qu'ENFIN j'entende mes parents se lever dans la chambre voisine ...

A ce moment là je me suis levée et j'ai couru ouvrir la porte de ma chtite bulle sans me retourner, tombant nez à nez avec ma mère qui, étonnée et un peu agacée de me voir déjà réveillée, m'a conseillé de retourner dormir un peu ...

Ce que je n'ai évidemment pas fait. 

Je suis descendue me pelotonner sur le divan du salon ou je me suis rendormie une paire d'heures.

Quand je me suis réveillée, le soleil brillait et la maison était envahie par sa lumière ce qui m'a donné l'énergie et le courage d'aller voir l'armoire.

J'ai monté les escaliers d'un pas ferme, je suis rentrée dans ma chambre et elle était là ...

Jolie et familière.

La porte de droite était ouverte.

Je n'ai jamais su ce qui s'était passé cette nuit là ...

Cela ne s'est jamais reproduit.

Ce qui est sûr c'est que ce souvenir est resté à jamais gravé dans ma mémoire et a forgé toutes les nuits de ma vie ...

Depuis cette nuit-là, quelque chose s’est installé en moi.
Pas une phobie ou une espèce de terreur incontrôlable mais quelque chose de plus subtil et de plus insidieux :

Un vieux reflexe ...

L’enfance est passée, j'ai grandi et je suis devenue une adulte qui paye ses factures et gère son quotidien tout en affrontant parfois des choses autrement plus sérieuses qu’une armoire grinçante …

Et pourtant ...

Il suffit d’un rien .

Un bruit indistinct venant du rez de chaussée alors que je suis seule à la maison ..

Une marche de l'escalier en bois qui craque alors qu'il n'y a personne ...

Pour que cette sensation ancienne revienne ...

Je ne suis plus la petite fille immobile, pétrifiée dans son lit mais depuis cette nuit, je ne suis jamais totalement sereine non plus.

Parce que le noir, pour moi, ce n’est pas juste l’absence de lumière.
C’est un espace qui attend ...
Un endroit où la réalité perd un peu de sa solidité.
Un lieu où tout devient possible même ce que je sais rationnellement impossible.

Quand j’éteins les lumières de Ma Bulle avant d'aller me coucher, j’ai toujours cette microseconde où mon cerveau me chuchote : " Si quelque chose devait surgir du Noir, ce serait maintenant Gaëlle" ...

Et cette pensée est comme un écho de la petite fille que j’ai été qui me murmure : " Je suis encore là, tu sais et moi aussi, j’ai peur. "

(Art by RedTRaccoon)

Le noir n’est pas mon ennemi mais ce n’est pas un ami non plus.
C’est un territoire neutre voire dangereux par ce qu’on y projette, par ce qu’il pourrait cacher tandis que la maison semble retenir son souffle.

Et je me demande souvent si on guérit un jour de cette peur-là.
Ou si on apprend juste à vivre avec.

En conclusion :

On dit que la peur du noir appartient aux enfants.
Moi je sais que c’est faux.

Le noir n’a jamais tenté de me faire du mal mais je ne lui fais jamais totalement confiance .

Parce que dans le noir, il suffit d’un petit bruit, d’une ombre mal placée pour que l’armoire s’entrouvre à nouveau dans ma mémoire.

Et dans ces moments là, la petite fille que j’étais marche à côté de moi en serrant fort son Guardian ...
On avance ensemble et le noir reste derrière nous, juste assez loin pour ne pas oublier qu’il existe.

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Publié le par Gally

Fin 2001 ...

Je vis dans un petit studio à Calais.

Pour gagner ma vie, je bosse dans un magasin de fringues.

Le job n'est pas passionnant ni enrichissant mais il paye bien ...

Je suis une jeune femme indépendante et assez solitaire, faut dire que passer mes journées entourée de monde et de bruit, ça ne me donne pas très envie de sociabiliser ... 

Une fois rentrée chez moi, je m'évade en allumant une de mes consoles et je passe des heures à jouer ...

J'aime particulièrement les jeux flippants genre Resident Evil et ...

Silent Hill. 

J'ai écumé Silent Hill 1 pendant des heures et suis ressortie de cette expérience vidéo ludique sur les rotules, jamais un jeu ne m'avait emmenée aussi loin dans la terreur et le malais ...

Quand Silent Hill deux est sorti j'étais plus que ready ....

Un soir et après avoir négocié avec ma cheffe, j'ai quitté le taf plus tôt que prévu et j'ai foncé au magasin de jeux vidéos proche de ma piaule et chez lequel j'avais réservé Silent Hill deux.

Une fois le précieux en poche, le cœur battant, j'ai tracé ma route jusque chez moi, j'ai fermé la porte à double tour, une douche vite fait, pyjama, clopes et ....

J'ai lancé le jeu ...   

Et je m'y suis perdue à tout jamais ...

J'ai fini Silent Hill 2 en très peu de temps.

Parce que j'étais affamée de comprendre et de découvrir ce qui se cachait autour de James et au fond de lui ...

Silent Hill 2 n’avait rien d’un simple “survival horror”.
Ce n’était pas un jeu où tu te contentais de survivre ...
C’était un voyage dans une ville malade et dans un esprit encore plus malade.

Dès les premières minutes, on comprend que quelque chose cloche.
Tout est plus lent, plus silencieux, plus lourd.
La brume semble vivante, les rues respirent et les bâtiments semblent attendre le joueur.

Et surtout, Silent Hill 2 n’attaquait pas frontalement.
Il rampait.
Il s’insinuait.
Il me suivait jusque dans ton lit et dans tes rêves.

Et puis, au détour d’un couloir sale et trop étroit, il est apparu.

Pyramid Head.

LA créature emblématique de ce jeu, celle qui m'a terrorisée et qui continue à hanter ma mémoire.

Pyramid Head n’a pas de visage.
Il a un poids.

Cette masse triangulaire de métal rouillé qui remplace sa tête n’est pas un casque : c’est une condamnation.
Une guillotine qu’il porte en permanence.

Son corps est musclé sans être celui d'un guerrier.
A l'instar d'un Michael Myers, PH est implacable, lent, inarrêtable.
Sa peau est pâle, maladive, couverte de sang séché.
Et dans sa main, il tient une lame gigantesque, une espèce de couteau de boucher rallongé à l’extrême, qu’il traîne plus qu’il ne la porte.

Ce son, ce raclement métallique est presque pire que sa présence  ...

 

Pyramid Head, ce n’est pas un monstre.
C’est Le Monstre de James.

Un bourreau.
Un juge.
Une punition.

Il est l’incarnation physique de la culpabilité, du dégoût, du désir frustré, de la violence enfouie au fond de James Sunderland.
Ce que James refuse de voir, PH le met en scène.
Ce que James déteste en lui-même, PH l’expose.
Ce que James a fait, PH le répète symboliquement, encore et encore.

Il n’est pas seulement là pour tuer.
Il est là pour faire COMPRENDRE.

Et c’est pour cela qu’il ne parle pas.
Il n’a pas besoin.
Son silence est une sentence.

PH je vais le recroiser encore et encore, je vais le voir, dans une scène qui est restée gravée à jamais dans ma mémoire, violer certaines de ces choses vaguement humaines et féminines qui errent dans les rues de Silent Hill ..

Je vais souvent le fuir parce que je n'ai pas le stuff nécessaire pour un vrai fight avec lui jusqu'à ce final anthologique au cours duquel je vais devoir l'affronter ... 

Ceci dit, PH n’est pas un boss.
Il n’est pas un antagoniste.

Il est un miroir.

Et c’est pour ça que dès sa première apparition, avant même qu’il ne touche James, il m’a écrasée de peur.

On ne fuit pas Pyramid Head.
On fuit ce qu’il représente.
Et ce qu’il représente nous rattrape toujours.

Pyramid Head fait partie de ces créatures qui me hantent.

Je n'oublierai jamais ces soirées passées à arpenter les rues brumeuses et les couloirs oppressants de Silent Hill en écoutant le crépitement stressant de ma radio, son signifiant que quelque chose de pas glop approche de moi ...

Je n'oublierai jamais la PEUR intense que j'ai ressentie plus d'une fois, à en crier de trouille par moment quand PH avançait inéluctablement vers moi ...

Je n'oublierai jamais le sentiment étrange qui m'a étreinte quand je suis allée au bout du jeu et que j'ai compris ce qui s'était passé et pourquoi James était là et ce qu'était PH ...

Mélange de soulagement d'avoir fini le jeu et ...

De choc ?

Oui j'ai été choquée par la fin ...

Surtout quand en repensant au cheminement que j'avais fait tout le long de ma partie, j'ai réalisé qu'en fait PH me guidait à sa façon, me poussant vers une Vérité que James n'était pas prêt à affronter ...

 

Pour moi, PH est l’une des créations les plus intelligentes, les plus puissantes et les plus dérangeantes de toute l’histoire du jeu vidéo.

Pas parce qu’il est fort.
Pas parce qu’il est violent.
Pas parce qu’il est flippant visuellement.

Mais parce qu’il représente quelque chose que nous fuyons tous.

La vérité qu’on ne veut pas voir.

La culpabilité qu’on étouffe.
Les actes qu’on regrette.
Les pulsions inavouables.
Les blessures qu’on cache même à soi-même.

Pyramid Head est un monstre qui ne vit pas en dehors du joueur.
il existe DANS le joueur.

Il ne poursuit pas James Sunderland parce qu’il veut le punir.
Il le poursuit parce que James ne peut plus fuir ce qu’il a fait.

Ce silence, ce poids, cette lenteur…
C’est l’allégorie parfaite de la culpabilité qui n’a pas besoin de courir pour te rattraper.

Ça te suit.
Ça s’impose.
Ça pèse.

Et toi, tu le sais.
Tu le sens.
Tu peux détourner les yeux, mais il est toujours là.

Ce qui me frappe le plus chez lui, ce n’est pas sa violence.

Ce n’est même pas sa présence.

C’est son RÔLE.

Il n’est pas méchant.
Il n’est pas sadique.

Il est INEVITABLE .

Pyramid Head n’attaque jamais au hasard.
Il frappe quand James est prêt à affronter la vérité et ce même s’il ne le sait pas encore.

Il agit comme une force karmique, une manifestation de justice brute et malsaine.

Et quand James comprend …
Quand il accepte ce qu’il a fait…

Pyramid Head disparaît.
Parce qu’il n’a plus de raison d’exister.

PH est littéralement créé par la culpabilité d’un homme et il cesse d’exister quand sa mission est remplie ...

En conclusion:

Jamais un jeu ne m'avait autant remuée émotionnellement ....

Le soir ou j'ai fini Silent Hill 2 pour la première fois j’ai compris que certains monstres existent pour nous montrer ce que nous refusons de voir.

Et même après avoir lâché la manette et avoir éteint la tivi pour " revenir " vers ma " vraie " vie  ...

Pyramid Head est resté en moi, dans un coin de mon esprit, à traîner sa lame sur le sol de ma mémoire .
Il n’est jamais vraiment parti.

In my restless dreams ...

I see that town ...

Silent Hill ...

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Publié le par Gally

Putain de bordel de MERDE !!!!!!!!!!!!

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Publié le par Gally

Il y a une douzaine d'années de cela , alors que je lurkais comme à mon habitude sur le topic r/WTF sur Reddit , j'suis tombée sur cette tof ...

Le mec qui avait posté ce cliché expliquait qu'il avait eu envie de prendre une photo panoramique de l'intérieur du chalet familial ou lui et des proches passaient du bon temps ...

Au premier plan on voit les pieds du redditeur , autour de lui, des personnes qui se reposent, bullent tranquillement ...

Elles semblent toutes apaisées, totalement absorbées par l’ambiance douillette.

L'atmosphère semble être calme et zen et chaleureuse ..

Un poêle à bois distille une douce chaleur et un halo coloré qui fait danser des reflets sur tout ce qui l'entoure ... 

La lumière bleutée d'un écran de tv éclaire les visages assoupis et les objets épars ...

Un joyeux bordel semble régner avec des tas d'affaires étalés ici et là et au fond la cuisine diffuse une lumière jaune et rassurante : celle du quotidien, des soirées tranquilles.

Jusque là tout semble normal n'est ce pas ? 

Mais laisse ton regard glisser vers la gauche de la photo ( oui je sais celle que j'ai postée est minuscule et il est difficile de bien voir ) ...

Regarde attentivement cette grande baie vitrée ouvrant sur l'extérieur ...

La lumière du feu danse sur le verre mais derrière ce reflet l’obscurité est quasi totale ...

Et c’est là précisément que se trouve l’élément qui va faire entrer cette photo dans la légende de Reddit ...

Parce que dehors ,il y a une silhouette humaine.

Elle se tient droite ...

Elle est immobile ...

Elle semble être légèrement penchée comme si elle observait ... 

Et dernier petit détail qui fait le " charme " de cette silhouette , elle est éclairée par une lumière extérieure verdâtre qui accentue encore plus sa présence sur cette photo ...

On ne distingue pas clairement son visage.
Juste un corps immobile, figé, presque spectral.

Le contraste est saisissant :

A l'intérieur : chaleur, lumière, sommeil, vie.

Dehors : froid, immobilité, silence, attente.

Cette photo m'a fait très peur la première fois que je l'ai vue.

Pas à cause de la silhouette en elle-même parce qu'après tout, c’est sûrement juste un bug de panorama mais à cause de ce qu’elle évoque.

Ce qui m'a vraiment effrayée ce cliché, c’est l’idée qu’une présence étrangère puisse se tenir juste derrière une vitre, à deux pas de la lumière, sans bruit, sans prévenir.

Ma bulle irl, mon Home Sweet Home, c’est bien plus qu’un lieu, c’est mon cocon, ma forteresse, là où je baisse la garde et où je me sens enfin en paix.

Ma chtite maison est dotée de grandes fenêtres qui laissent passer une lumière douce et chaude quand la nuit tombe ...

Et l'idée que quelqu'un ou quelque chose puisse lurker chez moi avec peut être des idées à la con en tête ..

Cela réveille en moi cette trouille intime, ancienne et viscérale : celle de l’intrusion.

Pas l’effraction violente, non.
L'intrusion silencieuse ...

Par quelque chose ou quelqu'un qui a attendu et observé en silence ..
Comme une ombre patiente au bord de ta vie, prête à franchir ce mince fil qui sépare ton refuge du reste du monde.

Un lurker chelou ...

Un ex chtarbé ...

Un cambrioleur ...

Un fantôme ...

Dans les trois premiers cas j'pense que je saurais un peu me défendre, la preuve, récemment, alors que je cuisinais, j'ai entendu un bruit zarbi au rez de chaussée et direct j'ai chopé un de mes mégas couteaux de cuisine et j'me suis dirigée vers le haut des escaliers prête à frapper . 

Pour ce qui est du fantôme là ça deviendrait plus compliqué mais BREF je digresse ...

Ce que je ne supporterais pas, ce qui me dérange énormément c'est l'idée que Ma Bulle puisse être violée par une présence que je n'ai pas invitée  ....

Je suis une méga solitaire irl et j'ai beaucoup de mal à accepter de laisser venir des gens chez wam en temps normal alors si je découvrais un jour qu'un intrus serait rentré dans mon home Sweet Home sans y avoir été convié  ...

Je crois que dans un premier temps j'entrerais dans une rage folle et il vaudrait mieux pour l'intru qu'il ne se trouve plus sur place sous peine de se voir être sévèrement molesté ...

Chuis peut être petite et plus tout jeune je n'en demeure pas moins très agressive et pleine d'énergie quand on touche à ce qui compte pour moi  ...

Et après il me faudrait un temps fou pour me réapproprier Ma Bulle ...

Rien que cette idée qu'un quidam fouine partout chez moi ...

Brrrrrr ...

Et beurk ...

J'me sentirais souillée et salie ...

Comme je le disais plus haut, ma maison est dotée de grandes fenêtres et depuis que les températures ont commencé à descendre +++ par ici, tous les soirs je ferme les volets et les rideaux de Ma Bulle pour préserver la chaleur ...

Et à chaque fois, je pense à cette foutue photo ...

BREF !!!

Voilà !!

C'était mon Monstre du jour : l'Intrus ...

En conclusion :

Ce n’est qu’une photo, oui.
Mais elle me rappelle un truc essentiel :

Je peux gérer un zombie, un ex chtarbé, un cambrioleur, un bruit suspect.
Je peux tenir un couteau, fermer les volets ..

Mais l’idée qu’une présence qu'elle soit vivante ou pas, puisse juste se tenir là, dans le noir
à regarder ma maison respirer en prévoyant peut être d'y entrer pour fouiner …

Ben ça, ça m'fout les jetons.

Les pires monstres ne brisent pas les vitres.
Ils attendent derrière ...

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Publié le par Gally

En août dernier, je publiais sur mon chti blog un article évoquant la légende des cosmonautes soviétiques envoyés dans l’espace pour la plus grande fierté de la mère patrie…

Avant d’y être abandonnés, condamnés à une mort solitaire et atroce, ignorés de toutes et de tous parce que : opération secrète, guerre froide, toussa toussa.

Bien sûr, c’est une légende.

Mais en me replongeant dans cette histoire, quelque chose s’est réveillé.
Une peur étrange, familière, celle-là même que j’avais ressentie en allant voir Gravity au cinéma, quand Sandra Bullock était arrachée au harnais de sécurité qui la reliait à la station spatiale et commençait à flotter dans le vide ou lorsque Félix Baumgartner a sauté depuis t
out là-haut.
Tu te souviens ?

Au-dessus de lui le vide et l'obscurité froide ...

Le vide sous ses pieds.

Le silence.

Ce sentiment d’irréalité.

Cette chute qui semblait sans fin ....

Ce vertige pur qui fait battre mon cœur plus vite à chaque fois que je revois cette scène ...

Et donc, en ce mardi 18 novembre gris et froid, mon “monstre” du jour sera…

L'Espace 

Tu vois cette photo?

Elle illustre à elle seule tout ce qui me terrifie.

Cette image mythique montre l’astronaute Bruce McCandless II pendant la mission STS-41B en 1984. 
Et voici la partie flippante :

Il a été le premier humain de l'Histoire à flotter dans l'espace sans être relié à RIEN.
Aucune corde ni attache ni aucun lien avec la navette Challenger.
Juste lui, son scaphandre et un engin appelé MMU (Manned Maneuvering Unit), un propulseur dorsal expérimental.

Il s’est éloigné jusqu’à 100 mètres de la navette.

Et si c'est une prouesse technologique et humaine incroyable ...

Moi je vois surtout une silhouette humaine, un petit point blanc perdu dans un noir TOTAL…
Et sous elle, la Terre, immense, magnifique, froide, inaccessible.

Et ce qui est terrifiant pour moi dans cette image, ce n’est pas seulement le vide .

C’est l'absence d'accroche.

Aucun sol.
Aucune direction.
Aucun bruit.
Aucun repère.

Pas d'ancrage.

Pas de gravité.

Et encore et toujours ce Vertige infernal qui me glace le sang ... 

Si cette personne lâche son propulseur, si elle dérive ne serait-ce que de quelques mètres dans la mauvaise direction …

Elle ne tombe même pas.
Elle flotte.
Et continuerait à flotter.
Pour toujours.

Seule face à elle même , à sa peur , à cette mort solitaire loin de la terre et de ses proches ...

Elle disparaitrait à jamais dans quelque chose qui ne lui répondrait pas et au delà d'une mort atroce , elle serait confrontée à la Solitude.

Pas la solitude émotionnelle ou psychologique.
Mais une solitude physique et cosmique.
L’espace est une immensité qui n’a pas de murs ...

Et son immensité, son indifférence, sa beauté ...

Tout cela me fascine et me fait peur ... 

En conclusion :

Les monstres dont j'ai commencé à te parler ici depuis quelques temps, veulent quelque chose de nous en général .
L’Espace, lui, ne veut rien.

Et c’est peut-être pour ça qu’il me terrifie autant :
là-haut, si tu dérives, tu ne tombes même pas.

Tu glisses.
Tu t’éloignes.

Et petit à petit, tu deviens un point, puis plus rien.

L’Espace ne tend pas de pièges.
Il ne poursuit pas.
Il ne griffe pas.

Il attend ...

Et parfois ...

Il avale ...
 

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