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Ma Bulle ...

Ma Bulle ...

36 15 my life version " voila ce qui me fait trembler , rire , rêver , planer .." . Films, mangas, jeux videos , bouquins , zik ...

Publié le par Gally

 On august 29th 1997 at 2.14 am Eastern time , Skynet became self-aware , in panic , they tried to pull the plug but it was too late, Skynet fought back ...

 

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Publié le par Gally

Jeudi 28 Août 2025 ....

L'été s'en va doucement ...

Le retour des longues nuits s'amorce chaque jour un peu plus ...

Les matinées et soirées se font fraiches et l'on ferme les fenêtres de plus en plus tôt ...

On allume à nouveau les lampes ici et là dans la maison afin de chasser la pénombre ...

Cela sent l'automne ...

Et qui dit automne dit ...

Halloween ...

Je te rassure je ne vais pas ( déjà !!! ) te saouler avec Samhain etc etc MAIS ce changement de saison me donne une furieuse envie de te raconter une étrange histoire liée à Halloween ...

Donc si le cœur t'en dit, nous allons enfiler des tenues chaudes et nous allons nous diriger vers notre bonne vieille machine à remonter le temps qui va nous emmener en Angleterre le 31 octobre 1992 ...

Ce soir là , les téléspectateurs britanniques s’installent devant leur télévision pour passer une soirée d’Halloween comme les autres.

À l’écran, la vénérable BBC1 annonce une émission spéciale : Ghostwatch , une enquête en direct sur une maison hantée de Londres.

Les présentateurs sont connus, rassurants.

Toute l'Angleterre a une confiance aveugle en la BBC ...

Tout semble sérieux.

Mais au fil de la soirée, l’atmosphère bascule.

Ce qui semblait n’être qu’un reportage se transforme en cauchemar : bruits inexplicables, apparitions fugaces, possession en direct.

Ce que les téléspectateurs ne savent pas encore, c’est qu’ils assistent à une fiction soigneusement orchestrée.

Ghostwatch restera gravée comme l’une des plus grandes controverses de l’histoire de la télévision britannique ...

Conçue par le scénariste Stephen Volk et réalisée par Lesley Manning, Ghostwatch est présentée au public comme une investigation en direct dans une maison supposée hantée d'un quartier Londonien .

Sur le plateau tv , Michael Parkinson , une figure très connue et respectée échange avec une spécialiste en paranormal tandis que sur le terrain, c'est à dire dans la maison hantée, Sarah Greene et Craig Charles recueillent les témoignages terrifiants de la famille qui dit subir les assauts d'un poltergeist/esprit qu'ils ont surnommé Mr Pipes ...

Des caméras sont installées partout dans la petite demeure afin de saisir tout ce qui s'y produit ...

Un mur d'écrans montre ce qui se déroule en live dans la maison aux participants sur le plateau tv ...

La production de Ghostwatch met également en place un standard téléphonique géré par Mike Smith que les spectateurs peuvent contacter en direct afin de donner leur avis ou des témoignages ...

Tout est fait pour ressembler à une véritable émission : les codes journalistiques, le sérieux des présentateurs, les témoignages de voisins et d'experts…

Attardons nous à présent sur la maison hantée et ses habitants ...

Il s'agit d'une petite habitation se trouvant à Northolt dans le Greater London qui abrite Paméla Early une mère célibataire et ses deux filles , Suzanne et Kim .

A travers leurs échanges entre les Early et les journalistes présents sur le terrain, nous allons apprendre que Mr Pipes se manifeste en projetant des objets ou en poussant des cris flippants ...

Mais qui est ce fichu Mr Pipes me demanderas tu ?

Ce spectre est décrit comme étant l'esprit d’un homme instable et violent qui se serait pendu dans la maison et qui se manifeste par des coups, des bruits, des ombres.

Certains spectateurs vont affirmer au téléphone que Mr Pipes est la manifestation de l'esprit vengeur d'une vieille meuf qui aurait tué des mômes dans l'ère victorienne ... 

On parle aussi d'un croque mitaine ou d'un poltergeist ...

Une impression de déjà vu du type Enfield pas vrai ? 

Bref ...

Peu à peu , des phénomènes étranges se produisent dans la maison ...

Des apparitions furtives de Mr Pipes font sursauter les spectateurs ...

Et plus l’émission avance, plus le ton monte : objets qui volent, cris, possession d’une des filles de la famille qui se met à chantonner une comptine d'une voix étrange .

Et puis arrive le dernier quart d’heure ...

Tout part en couilles de ouf , Suzanne disparait , des objets sont brisés voire projetés sur les journalistes qui sont blessés , Sarah Greene est vue piégée dans la maison, hurlant avant que la caméra ne se coupe.

En studio, des choses étranges commencent à se dérouler , Michael Parkinson perd son flegme et semble lui aussi possédé, récitant des phrases glaçantes dans une ambiance de chaos comme si Mr Pipes avait réussi à quitter la maison pour hanter désormais le studio tv et pourquoi pas ...

Les postes télé de toute l'Angleterre ?

L’écran devient noir : silence, fin de programme.

Petit rappel : Ghostwatch avait été présentée comme une fiction au tout début de la diffusion du programme ...

Mais ...

Peu de spectateurs avaient remarqué cet avertissement sans parler de celles et ceux qui ont pris l'émission en cours  ...

Des dizaines de milliers d'appels téléphoniques affluent au standard de la BBC qui sature rapidement , laissant les appelants incapables de joindre qui que ce soit dans l'inquiétude ...

Des centaines de mômes vont faire des cauchemars pendant des semaines voire des mois et resteront traumatisés à VIE par Ghostwatch ...

On parlera même de Syndrome Post Traumatique ...

Et enfin des dizaines de spectateurs vont affirmer avoir subi/vécu des phénomènes paranormaux chez eux au moment même de la diffusion de Ghostwatch ...  

Un jeune britannique de 18 ans, Martin Denham s'est suicidé quelques jours après avoir vu Ghostwatch , il y avait dans sa chtite maison des bruits comme des claquements au niveau de la tuyauterie dans les murs et le pauvre gosse était persuadé qu'un fantôme comme celui qu'il avait vu dans Ghostwatch s'était installé chez lui ...

Ses proches trouveront une lettre d'adieu laissée par Martin disant en gros que si les fantômes existent bel et bien alors il sera à jamais avec ses parents sous cette forme là ...  

L'onde choc a été telle que la BBC va soigneusement classer l'émission ...

On ne peut pas s'empêcher de faire un parallèle avec la "blagounette " d'Orson Wells quand il s'est amusé , en octobre 1938 , à mettre en scène via la radio , La guerre des mondes de HG Wells , avec un tel talent et un tel réalisme qu'il a fait flipper énormément d'américains ...

Si je suis toujours peinée en repensant au décès de Martin Denham , je suis aussi et surtout fascinée par l'impact qu'a eu Ghostwatch sur le public ...

C'est un peu comme si Ghostwatch avait été un petit caillou lancé sur la surface paisible et lisse d'un lac, générant des ondes qui vont secouer tout un pays ...

Cette émission de tv aura marqué toute une génération ... 

Il y a un avant et un après Ghostwatch qui est considéré aujourd’hui comme une œuvre pionnière du Mockumentary aka faux documentaire et du found footage et ce bien avant le projet Blair witch qui est sorti en 1999 .

En 2002, pour son dixième anniversaire, Ghostwatch est enfin éditée en DVD, retrouvant une nouvelle vie auprès des passionnés de culture horrifique et paranormale ...

Et si tu me demandes mon avis  ...

Je pense que Ghostwatch est un chef-d’œuvre dans sa manière de brouiller les frontières entre fiction et réalité.

En utilisant les codes du journalisme télévisé, les présentateurs familiers, le ton sérieux, le standard téléphonique etc etc , la BBC a réussi à piéger les téléspectateurs dans une illusion totale.

C’est une mise en abime brillante : une fiction qui prend la forme du réel, au point de créer un phénomène collectif et qui a révélé à quel point la télévision pouvait agir comme un médium au sens presque… spirituel ?

Les spectateurs n’ont pas seulement eu peur de Mr Pipes : ils ont ressenti que l’écran, cet objet familier, pouvait soudain devenir une porte vers l’invisible et je pense que cela en dit beaucoup sur la fragilité de notre rapport aux images et sur la puissance de la suggestion.

En conclusion :

Le soir d’Halloween 1992, la BBC a réussi à brouiller la frontière entre réalité et fiction au point de déclencher une panique nationale ...

Ghostwatch est un monument de la télévision, un rappel que parfois, les fantômes les plus effrayants peuvent surgir non pas des maisons hantées …

Mais de nos écrans  ..

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Publié le par Gally

 Il n'y a pas la mer ici.

Il n'y a pas les embruns ici.

Il n'y a pas l'air iodé ici.

Il n'y a pas l'horizon sans limites ici.

Mais je vois défiler les saisons aussi ici.

Je me reconstruis ici.

Je suis heureuse ici.

Mon cœur est ici.

 

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Publié le par Gally

 

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Publié le par Gally

 

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Publié le par Gally

 La dernière vidéo d'Ego est terrible  ...

J'ai commencé à la regarder en souriant parce que ça parle de WoW et que j'ai vécu l'événement qu'il évoque ...

J'ai achevé mon visionnage avec la chair de poule  ...

 

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Publié le par Gally

Samedi 23 Août 2025 ...

Le temps est bizarre aujourd'hui ...

Le soleil se cache derrière les nuages et un vent assez désagréable souffle de-ci de-là ...

Il ne manque que les embruns et les mouettes et je me croirais presque revenue chez moi , au bord de la mer  ...

Elle me manque cette fichue mer c'est fou ...

Je me sens prisonnière ici avec cet horizon étriqué limité par des collines couvertes de vignes ...

Du coup aujourd'hui on va s'évader toi et moi !!!

On va aller se balader en esprit sur le sable d'une plage écossaise et je vais te parler d'une créature terrifiante qui sort des flots les jours de tempête ...

Il existe, aux confins de l’Écosse, un chapelet d’îles balayées par les vents et noyées dans la brume : les Orcades.

Situées au nord du continent écossais, les Orcades sont composées d'une soixantaine d’îles, dont seulement une vingtaine sont habitées.

Le climat y est rude, humide, souvent brumeux.

Le vent y souffle sans relâche, et la mer y gronde comme un animal affamé.

Là-bas, les légendes se transmettaient jadis au coin du feu, quand les portes étaient bien closes, tant certaines histoires étaient jugées trop sombres pour être contées à la lumière du jour.

C’est dans ce décor austère, entre terre battue et rivages déchirés, que naît la légende du Nuckelavee.

Qu'est ce que c'est que ce machin là me demanderas tu ?  

Le Nuckelavee est une créature unique dans le folklore écossais : mi homme mi cheval , c'est une abomination sortie des limbes marines ...

Mais attention !!!

Il ne faut surtout pas l’imaginer comme un centaure .

Non.

Cette chose n’a pas de peau  ...

Ses muscles et ses veines sont visibles et l'odeur qu’elle dégage est pestilentielle ...

C’est une créature qui, je trouve, semble tout droit sortie d'un délire fiévreux ...

Elle est d'ailleurs liée à la pestilence ...

Ce n’est pas juste une créature de peur : c’est Le Mal qui avance à pas lourds sans que rien ne puisse l'arrêter à part la pluie ou l'eau douce d'une rivière  ...

La où le Nuckelavee passe, on dit que les cultures pourrissent, les animaux meurent et les hommes tombent malades.

Ce semblant de cavalier, fusionné à son cheval a une tête humaine si lourde qu’elle ballotte d’un côté à l’autre.

Il a un œil unique et injecté de sang au milieu du front et sa bouche émet un souffle brûlant capable d’assécher les champs.

Ses bras griffus traînent presque jusqu’au sol ...

Dans la mythologie orcadienne, le Nuckelavee vit sous la mer et n’émerge que lorsque les vagues sont en furie ou que les vents sont trop calmes, ce qui, dans ces régions, porte malheur.

Durant l’été, il sort hanter les côtes, causant sécheresses et maladies... 

On dit qu’il serait responsable de la terrible épidémie de Murrain qui frappa les îles autrefois, tuant le bétail en masse.

Le seul rempart contre lui est une autre créature aquatique appelée La Mither O'The Sea qui est une entité bienveillante du folklore orcadien, représentant les forces apaisantes de la mer en été ...

Elle entre chaque année dans une lutte acharnée contre Teran , l'esprit des tempêtes hivernales.

Lorsque Sea Mither gagne , elle calme les eaux et bannit le Nuckelavee dans les profondeurs marines et protège les côtes durant l'été ...

Quand vient l'hiver, elle s’affaiblit et Teran reprend le dessus et le Nuckelavee est libre de hanter de nouveau les terres ... 

L’un des récits les plus anciens et les plus marquants provient d’un homme du nom de Tammas qui aurait croisé la route du Nuckelavee près de Sandside sur l'île principale des Orcades, Mainland.

Selon la légende, Tammas rentrait chez lui par une nuit sans lune, longeant un loch silencieux, lorsqu’il entendit venir vers lui un galop lourd.

Il se retourna et vit la chose : immense, nue, visqueuse, suintant la mort.

Tammas s’élança vers un ruisseau d’eau douce car le Nuckelavee, comme beaucoup de créatures du folklore celtique , ne peut pas traverser l'eau pure  ...

Par miracle, il atteignit l’autre rive et échappa à la créature.

Mais Tammas ne fut plus jamais le même ...

Comme de nombreuses créatures du folklore, le Nuckelavee symbolise les multiples peurs qui gangrénaient autrefois l'imaginaire des peuples insulaires , peur de l'inconnu, des maladies ,des épidémies ou de la disette  ...

Son apparence sans peau évoque la souffrance et la pourriture ...

D’autres y voient le souvenir déformé de quelque événement historique comme un naufrage en mer où des cadavres gonflés auraient été retrouvés, défigurés sur le sable gris des plages ...

Aujourd’hui encore, certains habitants des Orcades évoquent le Nuckelavee à voix basse.

Il n’est pas rare, dans les cercles de conteurs, de voir les anciens faire le signe de croix ou toucher du fer à la simple mention de son nom.

Le Nuckelavee n’est pas une créature comme les autres.

Il ne tue pas.

Il corrompt  ...

Il est la peur pure, irrationnelle, celle que l’on ressent quand le brouillard se lève soudainement sur la mer et que les vents tombent brutalement, comme si la nature retenait son souffle…

En conclusion :

Le Nuckelavee est l'une des créatures les plus sinistres du panthéon celte  ...

Ni démon, ni animal, ni humain, il est un avertissement, une peur incarnée, un fléau ancestral.

Cette créature me glace et me fascine tout à la fois ....

Je ne crois pas qu’il ait été vraiment "vu" mais je suis convaincue qu’il a été senti , rêvé ou redouté et qu'il hante encore les embruns froids des Orcades ...

Et en juillet dernier, alors que j'étais assise sur le sable d'une plage du nord et qu'un épais nuage de brouillard a subitement tout englouti autour de moi pendant de longues heures ...

J'ai presque cru l'entendre rire ...

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Publié le par Gally

 

 

 

 

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Publié le par Gally

Jeudi 21 août 2025 ...

J'habite non loin d'une petite église et pour la seconde fois cette semaine , j'entends résonner le glas ...

Il a sûrement sonné , ce glas, quand la cérémonie religieuse pour ma maman s'est achevée en octobre 2023 , mais je ne l'ai pas entendu ce jour-là ...

J'étais sûrement trop bouleversée pour prêter attention à cela  ...

Je suis restée assise à mon bureau, écoutant les cloches sonner et mes pensées étaient tournées vers ma mère ...

Je me suis demandée si elle a trouvé sa voie et sa place là ou elle est à présent ? 

Et c'est alors que j'étais perdue dans mes réflexions quant à la vie après la mort, à mon espoir de voir un jour un signe de ma mother qu'un sujet m'est venu en tête ...

Et donc au menu aujourd'hui c'est fantômes et kimonos !!!

Le 11 mars 2011, à 14h46, la terre a tremblé au large du Japon.

Un séisme de magnitude 9, l’un des plus puissants jamais enregistrés dans l’archipel, a ébranlé les fondations du pays.

Puis l’océan s’est levé.

Un mur d’eau a déferlé sur les côtes du nord-est notamment dans la région de Tōhoku et a tout emporté : maisons, écoles, familles entières.

Plus de 18 000 personnes ont péri, englouties, disparues, pulvérisées par la force élémentaire de la mer.

Dans les mois et années qui ont suivi, les stigmates sont restés visibles partout : villes fantômes, sirènes d’alerte testées chaque jour, portraits des disparus accrochés aux murs...

La vie a repris son cours vaille que vaille ...

Les Japonais savent ce que le mot résilience veut dire ...

Et puis une rumeur a commencé à circuler ici et là et en particulier dans la ville d'Ishinomaki, l'une des plus touchées par le tsunami ...

A l'arrière des taxis ...

Plusieurs chauffeurs de taxi ont rapporté avoir vécu une expérience troublante .

Des passagers hélaient leurs véhicules , montaient à bord et donnaient une adresse de destination ...

Une adresse située dans une zone dévastée ou plus rien n'existait ...

Ces passagers étaient souvent décrits comme normaux mais parfois ils semblaient être trempés et avoir froid ....

Et puis au cours du trajet ils disparaissaient de la voiture ...

Un chauffeur raconte qu’une jeune femme vêtue d’un manteau trempé lui a dit :

"Conduisez-moi à Minamihama, s’il vous plaît."

Il lui répond que ce quartier n’existe plus.

Elle demande alors, d’une voix tremblante :

"Est-ce que je suis morte ?"

Lorsqu’il se retourne pour lui répondre, elle n’est plus là.

Ces témoignages ne sont pas isolés et ils ont intéressé Yuka Kudo, étudiante en sociologie qui a décidé de mener une enquête sur le terrain en 2016 dans le cadre de ses recherches pour son mémoire de fin d’études ...

Pour Yuka Kudo, ces histoires révèlent bien plus qu’un simple folklore : elles sont un miroir du deuil collectif, un besoin profond de réparer le lien entre les vivants et les disparus.

Son travail a attiré l’attention des médias japonais et internationaux, et a contribué à faire connaître cette légende urbaine moderne, à la croisée du chagrin, de la foi et de l’identité culturelle japonaise.

Sur une centaine de chauffeurs interrogés, 7 ont déclaré avoir vécu ces étranges événements et aucuns de ces hommes ne cherchait à faire le buzz ou ne riait en racontant leurs histoires ...

Ces récits ne sont pas des histoires racontées par des écrivains.

Ils sont consignés, notés avec soin par Yuka Kudo.

Les chauffeurs, loin de vouloir se rendre célèbres, parlent de ces passagers avec respect et émotion.

Ils ne disent pas avoir vu un fantôme.

Ils disent : " Quelqu'un est monté dans mon taxi , j'ai conduit et puis mon passager n'était plus là." 

Un chauffeur a déclaré : " ce n'était pas effrayant , c'était triste. J'avais le sentiment de faire quelque chose d'important en les aidant à rentrer chez eux ."

Les sociétés de taxis les prennent au sérieux : certains chauffeurs paient de leur poche les courses non réglées, persuadés d’avoir réellement transporté une âme en peine.

Ces témoignages s’inscrivent dans un tissu culturel ancien, dans lequel la mort brutale ne signifie pas toujours le départ immédiat de l’âme.

Les âmes perdues du Tsunami ... 

D'autres histoires vont surgir dans les mois qui suivent le tsunami du 11 mars 2011 ...

D'innombrables habitants du Tohoku affirment avoir entendu ou senti des proches décédés.

A Sendai , à Rikuzentakata , dans les collines de Fukushima , des témoignages surgissent ... 

Des habitants parlent d'appels téléphoniques venus de maisons détruites  ...

D'autres parlent de voisins vus brièvement dans les rues alors qu'ils sont morts depuis des semaines  ...

Dans certaines maisons , des objets sont déplacés , des vêtements sont pliés comme si quelqu'un était revenu quelques instants ... 

Des prêtres bouddhistes de la région rapportent avoir été sollicités pour effectuer des rites de purification ou des exorcismes improvisés non pas pour chasser des démons mais pour aider les défunts à comprendre qu'ils sont morts et qu'ils doivent suivre leur chemin vers l’au-delà.

Le Japon entretient un rapport très fort et très particulier avec ses morts  ...

La bas, la frontière entre les défunts et les vivants n’est pas aussi étanche qu’ailleurs.

Les Yurei , esprits des hommes femmes ou enfants morts tragiquement ou avec des regrets, sont censés hanter les lieux de leur disparition.

Ils ne savent pas toujours qu’ils sont morts.

Ils errent, cherchent à rentrer chez eux, à être reconnus, à terminer un dernier voyage.

Dans une société marquée par le respect des Ancêtres et par les rituels précis du deuil, la brutalité des tremblements de terre et des tsunami brise l’ordre.

Et après chacune des nombreuses catastrophes qui impactent brutalement le pays du soleil levant , des milliers de morts sont restés sans sépulture, n'ont reçu aucun adieu de leurs proches ... 

Dans cette brèche, les esprits s'engouffrent ... 

D’un point de vue psychologique, certains évoquent un traumatisme collectif ou une forme de dissociation : ces chauffeurs, survivants eux-mêmes, auraient peut-être projeté leur propre culpabilité de vivre, leur propre tristesse, dans ces apparitions.

D’autres parlent de résidus émotionnels, d’échos spirituels dans un pays saturé de douleur.

Mais que l’on croie ou non aux esprits, une chose est sûre : ces histoires ont touché une corde sensible au Japon.

Elles ont été racontées dans les médias, évoquées dans des expositions artistiques, et murmurées dans les rues silencieuses d'Ishinomaki ...

Peut-être, après tout, qu’il ne s’agissait pas de fantômes.

Mais simplement d’âmes trop bouleversées pour partir ou de souvenirs si puissants qu’ils s’ancrent dans la réalité.

En conclusion :

Au Japon la tradition shintoïste et bouddhiste considère que les esprits des défunts peuvent rester attachés au monde des vivants en particulier s’ils sont morts tragiquement, sans sépulture digne ou avec des affaires non résolues.

Le surnaturel fait partie intégrante du quotidien des Japonais  ...

Les témoignages que je t'ai racontés plus haut sont une manière pour les survivants de rétablir le lien avec leurs proches emportés brutalement.

C’est aussi une façon de dire: " Tu es parti mais je ne t'oublie pas , tu peux revenir" ...

C'est ce que je dis parfois en pensée à ma mère  ...

J'espère qu'un jour elle reviendra me faire coucou à sa façon ...

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Publié le par Gally

Mercredi 20 aout 2025 ....

Aujourd'hui nous célébrons l'anniversaire d'un grand homme de la littérature fantastique ....

Howard Phillips Lovecraft ...

Il fait partie de ces auteurs dont les mots me hantent depuis des décennies ...

Je n'oublierai jamais ma première lecture de Lovecraft , celle qui d'une simple phrase , a fait vaciller un jour d'été lointain mes certitudes les plus ancrées.

Howard Phillips Lovecraft n’a pas seulement écrit des histoires d’horreur : il a cartographié la peur, redéfini l’horreur cosmique, et glissé dans l’âme du monde des soupirs d’étoiles mortes.

Lovecraft était un homme de l’ombre.

Né à Providence, Rhode Island, en 1890, il grandit dans une solitude étrange, entre les murs feutrés d’une maison habitée par le silence, la maladie mentale et les livres anciens.

Il écrivit ses premières histoires dès l’enfance, dévorant Edgar Allan Poe et Lord Dunsany, puisant dans ses rêves et cauchemars le matériau de son imaginaire tentaculaire.

On a souvent parlé de lui qu'il était un reclus, le reclus de Providence mais en réalité , s'il détestait surtout l'époque et le monde dans lesquels il était contraint de survivre , il savait s'ouvrir aux autres par le biais d'une correspondance riche et dense qui lui permettait d'assouvir sa soif de partage avec des tas d'amis ...

Lovecraft était étranger dans son propre temps mais il retrouvait le sourire quand il écrivait sans relâche à ses correspondants dont Robert E. Howard, Clark Ashton Smith, August Derleth…

Ses lettres étaient des refuges, des laboratoires, des ponts lancés vers d’autres âmes en quête. 

Ses textes paraissaient dans des revues pulp peu prestigieuses et il ne connaitra jamais la gloire de son vivant.

Pourtant, ce poète et rêveur à la santé fragile, ce gentleman du passé perdu dans la modernité de son siècle, a redéfini à lui seul tout un pan de la littérature fantastique.

Il n’écrivait pas seulement des récits effrayants.

Il invoquait L'INDICIBLE , ce que notre esprit humain est incapable de concevoir sans sombrer dans la folie.

Au cœur de son œuvre se trouve une idée simple et terrifiante : l’humanité n’est rien dans l’univers.

Nous sommes des fourmis égarées dans un cosmos indifférent, peuplé d’êtres anciens et immenses, tapis derrière les étoiles.

Ce n’est pas la peur du monstre sous le lit qui hante ses nouvelles mais celle d’un monde régi par des lois qui nous échappent, d’une réalité dont les voiles pourraient se déchirer à tout instant.

C’est ainsi que naissent Cthulhu, Nyarlathotep, Azathoth…

Non pas des dieux malveillants, mais des forces anciennes, immenses, que nous ne pouvons ni comprendre, ni combattre.

Des entités pour lesquelles nous ne sommes rien ...

Les textes de Lovecraft sont certes souvent terrifiants mais aussi empreints de poésie.

Il écrivait comme on peint un cauchemar.

Il décrivait des villes englouties, des civilisations perdues, des bibliothèques interdites et des mers noires comme l’encre.

Il mêlait érudition et vertige, érigeant un univers cohérent que d’autres allaient prolonger après lui : August Derleth, Ramsey Campbell, Alan Moore, Stephen King, Guillermo del Toro, et tant d’autres.

Aujourd’hui, Lovecraft est une légende.

Ses œuvres sont traduites dans le monde entier.

Son visage orne des posters, des figurines, des jeux de société.

Cthulhu est devenu une icône, souvent détournée, parfois moquée, mais toujours fascinante.

Et chaque fois qu’un lecteur découvre La couleur tombée du ciel ou l'abomination de Dunwich , une étincelle se rallume dans le vide interstellaire où Lovecraft observait, silencieux, le destin des hommes.

Il avait ses zones d’ombre , comme tout homme , mais son héritage littéraire est colossal.

Il a fait naître un sentiment majeur : celui de l'effroi existentiel , cette sensation de petitesse face à l’infini.

Et paradoxalement, en nous rappelant que nous ne sommes rien, il nous a offert une forme de liberté.

Car si l’univers est indifférent, alors tout devient possible.

En conclusion :

Je me sens proche de Lovecraft depuis toujours sur le fait qu'il était relativement isolé irl mais qu'il s'éclatait via des échanges épistolaires passionnés avec son cercle d'amis/connaissances ...

J'suis pareille que lui ( le talent en moins ) , je suis très isolée irl depuis toujours ( c'est mon choix) MAIS je m'éclate avec plein de monde via internet  ...

Il avait du papier , des crayons et des enveloppes, j'ai un clavier , un pc et une bonne connexion internet ...

Ce soir je vais aller m'installer sur ma chaise longue dans mon jardin et je vais contempler longuement le ciel étoilé en pensant à Howard et à tout ce qu'il m'a permis de découvrir, rêver et imaginer  ...

Et qui sait ...

Peut-être qu’un frisson passera dans l’air.

Et qu'une voix faible, venue d’un autre plan d’existence, me susurrera :

"N'est pas mort ce qui à jamais dort ...'

Joyeux Anniversaire Howard ...

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