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Ma Bulle ...

Ma Bulle ...

36 15 my life version " voila ce qui me fait trembler , rire , rêver , planer .." . Films, mangas, jeux videos , bouquins , zik ...

Publié le par Gally

Quand je ne regarde pas des films, j'écoute énormément de podcasts en particulier sur tout ce qui touche au paranormal et dans un de ces podcasts ( Maisons hantées, Fantômes et revenants : Rendez vous avec l'étrange de la RTBF) , un jour , j'ai entendu Philippe Charlier ,  anatomo-pathologiste, archéo-anthropologue et paléopathologiste de son état , prendre la parole et dire que quand un mort se manifeste via un fantôme c'est qu'il a quelque chose à dire et cette phrase est restée gravée dans ma mémoire ...

Et les propos de Monsieur Charlier ont pris tout leur sens à mes yeux tandis que je dévorais le film dont je vais te parler aujourd'hui ...

 

Le Pitch : Reiko , une brillante jeune romancière , décide de s'installer dans la campagne japonaise afin d'y trouver la paix dont elle a besoin pour accoucher de son nouveau livre ...

GAFFE SPOILERS IMPERCEPTIBLES CI-DESSOUS !!!!

Loft est un film scénarisé et réalisé par Kiyoshi Kurosawa et sorti en 2005 ...

A l'écran nous avons la sublime Miki Nakatani qui prête ses traits graciles à Reiko Haruna , le personnage principal du film et Etsushi Toyokawa qui incarne le professeur Makoto Yoshioka ... 

Je ne vais pas m'étaler plus avant quant au reste du casting, non pas que les autres actrices/acteurs ne soient pas à la hauteur loin de là mais je préfère essayer de focus sur le film en lui même sans trop me perdre dans les ( trop) nombreux méandres de son histoire ...

Si tu passes ici de temps en temps alors tu sais que je suis une grande fan du cinéma de Kiyoshi Kurosawa , cela faisait belle lurette que je voulais voir Loft mais , au delà du fait qu'il n'est pas facile à trouver , je n'avais jamais vraiment eu l'occasion de me poser pour apprécier comme il se doit ce voyage étrange au pays des secrets et des morts ...

J'vais être franche avec toi : si tu n'aimes pas les films au rythme lent portés par des musiques étranges et riches en trames difficilement compréhensibles par moment alors ne regarde pas Loft ...

Le film de Kurosawa a été une énorme baffe pour ma petite pomme et ce pour plusieurs raisons que je vais détailler ci-dessous.

1) On retrouve dans Loft ces "vivants" en errance , paumés , solitaires , rongés par ces secrets troubles si chers au réalisateur et la solitude de ces âmes est prégnante et rend les protagonistes du film plutôt touchants ...

A noter que comme souvent , Kurosawa prend le temps de poser ici et là des plans simples mais plein de sens quant à cette solitude et je vais coller ci-dessous deux de ces scènes qui vont rester gravées dans ma mémoire  ...

 

2) Loft comporte des passages qui m'ont collé une peur terrible par le biais d'un fantôme une fois de plus féminin qui revient visiter les vivants sous les traits d'une jeune femme en noir dont les apparitions sont tout simplement horrifiantes et je répète ce que j'ai déjà dit dans des articles précédents sur son cinéma sur Ma Bulle : Kurosawa est le seul à ce jour , à mes yeux , à avoir su montrer les Fantômes de la plus terrifiante des manières ...

Les revenants de Kurosawa ne sont pas bruyants , ils ne sont pas désarticulés , ils sont simplement là au détour d'un plan, dans une pièce sombre , cachés derrière des arbres ou des fenêtres , épiant les vivants sans dire un mot , une ombre , une sensation , une tension ...

Et c'est comme cela que j'imagine les Fantômes , des silhouettes entrevues du coin de l’œil , une brève sensation d'une présence qui s'estompe en un instant, un son léger au creux de l'oreille , pas de violons crispants ni de hurlements ni de bruits de chaine  ...

Juste une présence légère mais que l'on sent ...

Voilà les Fantômes de Kurosawa  ...

Ils ne parlent pas au sens propre du terme mais leur seule présence PARLE pour eux et c'est là leur force et ce qui les rend si malaisants à mes yeux et dans le cinéma de Kurosawa ils sont plus vivants que les femmes et hommes qui errent sous leurs yeux ....

Et la jeune femme qui revient hanter Reiko et son beau professeur est tout simplement terrifiante , chacune de ses apparitions m'a laissée sur les rotules ...

 

Ajoute à cela la présence d'une magnifique momie qui finira forcément par sortir de son immobilité pour aller semer le dawa dans une scène digne de l'arrivée de Sadako sortant de l'écran de la tivi ....

Mon trouillométre a été sacrément titillé tandis que je guettais les coins et recoins à l’arrière de Reiko ou de Yoshioka à la recherche d'une présence éthérée et inquiétante ...

 3) Certains plans du film semblent être littéralement hantés comme ce lac avec ce brouillard qui danse  ...

4) Kurosawa montre une fois de plus la solitude comme personne et c'est aussi pour cela que j'aime autant cet homme ...

Le seul gros point noir du film c'est qu'à force de triturer les lignes de vies de ces hommes et femmes , à force de faire s'entrecroiser souvenirs et moments présents , à trop vouloir en faire, Kurosawa fini par risquer de perdre du monde en route sans parler des histoires secondaires qui ne sont même pas menées à leur terme comme par exemple le contenu du roman écrit en quelques heures par Reiko et dont on ne saura jamais rien ...

Heureusement , la réalisation pleine de poésie de Kurosawa, l'implication des actrices/acteurs qui offrent toutes et tous une performance au top , font oublier ce problème  de récits multiples difficiles à dénouer et donc à comprendre  ...

Les ziks sont en parfaite adéquation avec le spectacle qui se déroule sous nos yeux, les décors sont magnifiquement utilisés et mis en avant avec le béton qui écrase toujours l'homme et ce même à la campagne  ...

 

Les Morts parlent ...

Moi j'y crois ...

Ils sont là autour de nous et ils nous observent ...

Ils nous écoutent et tentent de nous dire des choses que nous , vivants , engoncés dans nos vies stressantes et incapacitantes , sommes incapables d'entendre ...

En conclusion:

Sans être mon film préféré du Sieur Kurosawa, Loft m'a énormément plu de par son rythme lent et hypnotisant, sa réalisation ciselée et pleine de poésie , ses personnages si touchants de par leurs vies si pleines de RIEN et ses fantômes terrifiants  ...

Je n'ai pas vu les 1h54 de la pelloche passer , j'ai eu la trouille et j'ai été touchée ...

Merci M'ssieur Kurosawa pour cela ...

 

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Publié le par Gally

C'est tout ou rien avec moi pas vrai ?

Soit je disparais de ma chtite bulle virtuelle pendant des semaines voire des mois en te laissant dans le silence , soit je viens tous les jours pour venir te parler de ce que je zyeute et j'vais pas lâcher l'affaire vu que j'enchaine les pelloches dans mon home sweet home campagnard et le film du jour c'est ...

 

Le Pitch : 5 bonnes copines se réunissent afin de célébrer le mariage de l'une d'entre elles sans se douter qu'elles vont en fait devenir un véritable festin pour les requins ...

GAFFE SPOILERS THALASSOPHOBES CI-DESSOUS !!!!!

Something in the water est un film américain réalisé par Hayley Easton Street et sorti en 2024.

A l'écran nous avons ( de gauche à droite ci-dessous) Lauren Lyle aka Lizzie la future mariée qui ne sait pas nager ( je te jure que c'est vrai ) , Natalie Mitson aka Kayla , Ellouise Shakespeare Hart aka Ruth ,  Hiftu Qasem aka Meg et enfin Nicole Rieko Setsuko aka Cam ...

Et je n'ai pas grand chose à dire à leur sujet si ce n'est que leurs personnages ont été écris avec les pieds et sont tous plus clichés les uns que les autres et que malgré une sympathique tentative de la part de la réalisatrice de générer entre elles et nous un peu d'empathie via de longues, de TRÈS longues scènes d'introduction des gonzesses et de leurs personnalités , ben on a du mal à les trouver sympathiques parce qu'elles semblent tout droit sorties d'un clip des spice girls ou d'une soap série à la con ...

Entre l'énergique et combattive Cam , la déjantée Ruth , la future mariée féminine mais crispante Lizzie , et les deux exs Meg et Kayla au lourd et douloureux passé amoureux ...

BREF elles sont gentilles toussa mais terriblement ennuyeuses et on a très vite juste envie de les voir se faire bouffer ...

Le film de Hayley Easton Street suit le classique déroulé de tout shark movie, introduction des personnages , on pose le cadre en montrant des lieux souvent paradisiaques avec des plages de sable fin et des eaux scintillantes sous un soleil lumineux et puis on amène les protagonistes vers leur destination souvent finale , là ou tout va partir en couilles c'est à dire l'océan ...

Si cette pelloche frôle souvent le grotesque avec ces nanas qui partent en goguette sur une île au milieu de nulle part sans prévenir personne et ce à bord d'un bateau pas vraiment rassurant ou quand une des meufs patauge maladroitement dans l'océan après que le bateau évoqué plus haut ai fait naufrage avec un portable dans la main en espérant avoir du réseau , elle comporte aussi et surtout quelques moments bien glaçants comme par exemple quand Ruth se fait attaquer par un requin au bord de la plage ...

Cette scène m'a glacé le sang mais vraiment.

Cela faisait très longtemps que je n'avais pas vu une attaque aussi bien filmée.

La réalisatrice nous fait d'abord comprendre qu'un requin rôde aux abords de la plage ou se trouvent les filles avec un plan sur un aileron derrière 2 baigneuses ignorantes du danger ...

On sait que la menace est là et on s'attend à l'habituelle attaque avec une victime entrainée brutalement sous les eaux pour y être mangée ...

Mais ici non  ...

Ruth est heurtée par quelque chose sous l'eau à quelques pas de la plage et se fige en regardant longuement ses amies restées sur le sable avant de se mettre à hurler en voyant le sang colorer l'eau autour d'elle.

L'attaque n'est pas violente , la victime n'est pas chopée sauvagement par le requin pour l'emmener sous l'eau ou il la bouffera comme on le voit souvent dans ce genre de films, ici on a droit à un petit choc puis à quelques secondes de stupeur et enfin viennent les hurlements de Ruth tandis qu'on la sort de l'eau et que les filles comme nous comprenons l'ampleur des dégâts en voyant une jambe broyée avec le sang qui gicle ...

La suite des mésaventures des filles a été tout aussi glaçante du moins pour moi qui a une peur bleue de l'eau et surtout des océans ...

Les voir patauger au milieu de nulle part , proies idéales pour tout prédateur nageant en dessous d'elles , ça m'a terrifiée ...

Alors vuip le film est ultra prévisible et on devine dés le début qui va survivre , il y a de sacrées longueurs , les dialogues sont consternants de nullité et voir ces meufs se crêper le chignon en piaillant au lieu d'essayer de réfléchir un peu et de se calmer pour éviter de se mettre encore plus en danger m'a donné envie de les tarter ...

Mais il y a des scènes plutôt cools comme par exemple quand on réalise que Lizzie s'est sacrifiée ...

A noter aussi que Easton Street a eu la bonne idée de souligner les effets du soleil et de la déshydratation  sur des personnes coincées en pleine mer , chose que l'on voit rarement dans les shark movies ...

En même temps elle n'a pas du avoir un énorme budget du coup au lieu de montrer un peu plus ses requins ou un peu plus de sauveteurs qui viennent à la rescousse des miches de Meg à la fin , elle a peut être focus sur les SFX make up pour ses actrices :p

BREF j'vais arrêter là de cracher dans la soupe parce qu'au final je ne me suis pas trop ennuyée pendant le visionnage de ce film ...

Le vide de l'océan , l'immensité abyssale sous nos pieds , ne pas savoir ce qui peut bien se passer sous la surface de l'eau , perdre toute forme de contrôle sur son environnement , ne rien voir d'autre que la surface de l'eau à perte de vue ...

A chaque fois que je regarde un shark movie je suis en PLS parce que j'ai tout cela en tête ....

Et du coup j'ai eu peur malgré les défauts de cette pelloche ...

En conclusion :

Something in the water est loin , très loin, d'être un bon shark movie et il fera partie pour beaucoup des films vite vus vite oubliés MAIS pour ma part j'en garderai un bon souvenir ne serait ce que parce que , et je vais me répéter , je suis en PLS irl à chaque fois que je vois des gens flotter au milieu de nulle part dans l'océan ...

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Publié le par Gally

BIEN !!!

Et si nous parlions d'histoires de fantômes Nippons ?

 

Et ouaip deux affiches car on va parler de deux moyens métrages !!!

Le Pitch : Kaede Kureki une jeune Japonaise gagne sa vie en vivant pendant quelques temps dans des logements dont les locataires ont été assassinés ou se sont suicidés et ce afin que les propriétaires des lieux s'assurent qu'aucun phénomène paranormal lié aux funestes événements ne s'y produisent ...

GAFFE SPOILERS AUX LONGS CHEVEUX NOIRS CI-DESSOUS !!!

Petit retour aux sources aujourd’hui puisque je vais te parler de deux moyens métrages de flippe réalisés par Shinji Oosawa , Cursed House 1 et 2 et qui sont sortis en 2017 ...

A l'écran nous avons la jolie Souko Kureki qui prête ses traits à Kaede Kureki cette jeune femme qui exerce l'étrange profession de "room laundering" qui consiste comme dit plus haut à vivre plusieurs semaines dans des maisons/appartements dont les locataires sont décédés de violente manière afin de voir si des trucs cheloux arrivent ou si on peut re louer sans souci les lieux ...

Sauf que la charmante Kureki s'autorise à se filmer durant ses sessions d'observation afin d'ensuite éventuellement revendre à prix d'or ses vidéos ...

On ne parlera pas donc pas de found footage mais plutôt de faux documentaires ...

D'ailleurs une voix off explique qu'une fois que les vidéos ont été vendues il y a eu montage afin de ne montrer que les événements principaux aux spectateurs ... 

Les deux pelloche durent moins d'une heure et fonctionnent de la même manière : petite intro sympa avec des histoires cheloux souvent rigolotes de fantômes , je dis rigolotes car le budget très limité et donc les apparitions de Yurei sont souvent plus amusantes que flippantes et puis on attaque le vif du sujet en suivant Kureki dans son installation dans une petite maison vraiment glauque dans Cursed House 1 puis dans un appartement beaucoup plus lumineux et sympa dans Cursed House 2 ...

Elle y amène son matos vidéo dont une caméra qu'elle déplace régulièrement dans ses lieux de vie au fil des semaines et une seconde cam qu'elle garde avec elle en permanence ce qui nous permet donc d'avoir deux points de vue sur les événements .

Et assez rapidement la jeune femme est témoin de choses étranges , bruits de pas , objets qui bougent et cela va crescendo jusqu'à une conclusion à chaque fois certes prévisible et un peu abrupte mais toujours intéressante ...

Le flippométre grimpe pas mal à condition de regarder les deux métrage dans de bonnes conditions à savoir au CALME et dans la pénombre afin de mieux profiter du réel travail d'Oosawa quand il s'agit de faire peur car le bougre ne se contente pas de faire poper ses Yurei de manière obvious , il y va beaucoup plus finement en jouant avec les nerfs de ses spectateurs qui comprennent vite que des tas de choses peuvent se produire à l’arrière plan ou dans les coins et recoins et qu'il faut donc être attentif ...

Beaucoup d'apparitions sont si fugaces qu'il faut vraiment être attentif et j'avoue sans honte avoir eu vraiment PEUR à plusieurs reprises ce qui fait un bien FOU ...

Le personnage de Kureki Kaede est certes peu travaillé mais elle est attachante surtout quand elle manifeste sa peur et appelle son amie au secours quand des événements vraiment flippants se mettent à se produire ...

Oosawa sait visiblement ou il veut nous emmener et même si on a souvent une énorme impression de déja vu , son boulot reste plaisant à regarder ...

Ce que j'ai beaucoup apprécié dans ces deux films c'est que même si les Yurei féminins ont la vedette une fois de plus, Cursed House 1 et 2 évoquent le fait que les hantises peuvent aussi être liées à des entités masculines ...

J'ai aussi beaucoup aimé le fait que les deux fois ou Kureki exerce son métier elle le fait dans des logements urbains +++ avec bruits de circulation toussa mais une fois qu'elle referme la porte de son "logement " derrière il semble régner un silence malaisant qu'elle n'essaye même pas de combler avec de la zik ou la tivi ou internet elle , on a le sentiment qu'elle est vraiment seule et que plus rien n'existe en dehors d'elle et de ses colocataires invisibles ...

Et surtout le mix de deux types de ciné que j'adore , à savoir le mockumentary et les films de Yurei , m'a vraiment séduite du début à la fin avec en prime ce côté film fauché qui n'a pas besoin d'effets spéciaux couteux et dénaturés pour faire frissonner ...

En conclusion :

Cursed House 1 et 2 sont les parfaits exemples de ce que l'on peut faire avec très peu de moyens , les deux films d'Oosawa sont ultra bien foutus et plein de bonnes idées quant aux apparitions de ces terrifiantes entités fugaces et pleines de colère et de rage à l'instar d'une certaine Kayako ...

A voir à l'occasion ( on les trouve facilement sur YT ) pendant un après midi d'été volets fermés ...

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Publié le par Gally

Dans la mifa on est fous de chats ...

On en a toujours eu à nos côtés , on en prend soin et on les considère comme des membres de la tribu ...

Quand on a emménagé dans notre nouvelle bulle , on s'est amusés à mettre des caméras ici et là dans le jardin afin de voir si des bestioles venaient s'y balader la nuit venue et on a vite vu qu'entre les mulots, les musaraignes et autres belettes/fouines , des chats se promenaient dans notre mini terre du milieu ...

On a officiellement deux chats ( nos deux petiotes ) et depuis notre arrivée ici nous sommes également dotés de deux matous errants qui viennent quasiment toutes les nuits + un 3éme qui est timidement passé deux fois mais qu'on n'a pas revu et on a mis à leur disposition des croquettes et surtout , avec cette chaleur , des bols d'eau fraiche ...

Il y a Bruce ( ma fille l'a appelé comme ça parce que comme il popait uniquement la nuit venue au début il lui faisait penser à Batman :p ) un petit chat tigré qui vient visiter notre jardin et se sustenter deci delà ....

Et il y a Muta ( prononcer Mouta , on l'a appelé comme ça parce que quand nous l'avons entrevus eu début il nous faisait penser au gros matou du Royaume des Chats...

Les deux matous ne se laissent pas approcher , ils tolèrent notre présence parce qu'ils savent que nous sommes leurs pourvoyeurs de croquettes mais ça s'arrête là ...

En général nous ne les voyons pas dans la journée , ils peut arriver qu'ils passent à la lumière du jour mais c'est rare , ils se pointent quand les portes de la maison sont closes pour la nuit sauf hier soir ou alors que nous profitions de la fraicheur il s'est passé ceci ...

Notre véloce petite Aya Hibino a speedé comme jamais pour venir se réfugier auprès de nous tandis que Muta s'allongeait dans l'herbe pour nous observer ...

Pour les amoureux des chats que nous sommes ce moment a provoqué des rires parce que voir la tronche de notre Tuxedo Cat après cette course ça a été hilarant et puis nous sommes vite redevenus silencieux , observant Muta de loin jusqu'à ce que ce dernier se relève et disparaisse dans la pénombre tel un BatCat vigilant  ...

La morale de tout cela ?

Au delà du fait que l’équilibre homme/félidés est en train de basculer et que je suspecte ces bestioles de fomenter un complot afin de prendre le contrôle du royaume ...

Ben je n'aimerais pas être un mulot ou une musaraigne ....

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Publié le par Gally

Samedi 10 aout 2024 12h45 ...

Il fait très chaud et ça va aller crescendo dans les 48 prochaines heures , du coup chez nous , on va éviter de trop se remuer et on va privilégier le bullage , le geekage ET le visionnage de pelloches et j'ai commencé très fort avec ...

 

Le Pitch : La disparition de Gary Hinge ( Horror in the High Desert 1 ) continue à hanter certaines personnes comme Oscar Mendoza , qui va à son tour s'enfoncer dans le désert du Nevada quitte à mettre sa vie en danger afin d'essayer d'élucider cette étrange histoire ...

GAFFE SPOILERS CAILLOUTEUX CI-DESSOUS !!!!!

Horror in the High Desert 3 ( qui va devenir dés à présent HITHD 3 sinon j'ai pas fini -_- ) est un mockumentary/film encore et toujours scénarisé et réalisé par le brillantissime Dutch Marish déjà responsable des deux premiers opus de cette curieuse série de faux documentaires , ce 3éme opus est sorti il y a à peine quelques semaines ....

Si tu as la flemme de regarder les deux premiers films ou que tu n'as pas envie de faire des recherches à leur sujet j'en ai parlé ici et ...

Et donc on prend (presque) les mêmes et on r'commence ?

Car OUI Dutch Marish continue sur sa lancée et ne change aucunement " sa formule " en jouant toujours aussi sadiquement et intelligemment avec l'intérêt qu'ont énormément de personnes pour le Mystère ....

Il reprend exactement les mêmes codes en racontant les mésaventures étranges d'une personne , ici un jeune homme venu de Mexico désireux de trouver des traces de Gary Hinge , le faux documentaire reprend certains protagonistes déjà croisés et interrogés dans les épisodes précédents et alterne interviews de ces personnes et extraits des vidéos filmées par Oscar Mendoza lors de ses pérégrinations dans le désert avec ici et là au fil des échanges , des indices liés autour du mystère caché dans ces espaces inconnus sans jamais nous donner les clés , laissant à son spectateur toute liberté quant à une interprétation des choses étranges et flippantes qui se déroulent sous ses yeux ...

Et c'est là la force de cette série de films ... 

LE MYSTÈRE

Parce que Marish ne donne aucune réponse quant aux nombreuses questions que les gens dans ses films se posent et que nous nous posons , il dissémine ici et là des miettes , des silhouettes fugaces émettant des bruits flippants , des ombres , il pose des arrêts sur images montrant des trucs vraiment creepy mais ne nous permet pas d'en apprendre plus et du coup c'est le MYSTÈRE TOTAL !!!!

Et ça , à une époque ou dans le cinéma dit de genre on nous montre TOUT au risque de dénaturer bien des films qui perdent toute leur force  , c'est cool ...

J'adore l es trucs mystérieux , ça m'fait rêver , ça m'fait peur , ça me pousse à me questionner ou à faire des recherches , à échanger avec d'autres personnes sur des forums toussa et je pense avoir de la chance parce que j'suis accro à tout ce qui est cryptozoologie paranormal phénomènes de hantise trucs autour des alien toussa et ces trips là même si pas super sérieux sont plein de mystères qui me font rêver + frissonner et j'adore ça ...

Et donc Dutch Marish joue avec cela , avec la curiosité peut être morbide de ses spectateurs pour ce qui semble se cacher dans ce foutu désert ....

Le Mystère majeur des épisodes de la saga  HITHD au fond ce n'est plus tant la disparition de Gary Hinge youtubeur créateur de contenu whatever spé survie et désert qui cesse de donner signe de vie lors d'une rando dans un désert du Nevada que les circonstances de sa disparition ...

Comment peut on disparaitre comme cela de la surface de la terre ?

Que lui est t'il arrivé ?

Qu'elle est cette silhouette étrange que l'on croit voir se remuer ici et là au fil des pérégrinations de Gary ?

Quid de Minerva et Emiliana dans HITHD 2 qui elles aussi s'éclipsent mystérieusement en laissant à l'instar de Gary des écrits ou des vidéos décrivant ou montrant des phénomènes étranges avant leurs disparitions ?

Et BORDEL qu'arrive t'il à Oscar dans ce 3éme opus ????

Dutch Marish est selon moi un petit génie ( ou un sacré flemmard ?) parce que même si il reprend exactement les mêmes ficelles avec le format mockumentary voire même les mêmes persos que dans les deux précédents HITHD , hé ben ça marche !!!

On se surprend à admirer les paysages magnifiques et incroyablement glaçants de cette nature IMMENSE qui ne veut visiblement pas de l'homme chez elle , paysages magnifiés par des plans d'une beauté hallucinante ...

On écoute attentivement les différents protagonistes parler de ces affaires si pleines de zones d'ombre et tenter de faire des liens entre chaque disparition ...

Et sans s'en rendre compte on se laisse piéger à ce petit jeu et on ne voit pas le temps passer et l'on reste scotché jusqu'à une fin qui perso m'a terrifiée ...

J'ai tellement gueulé de trouille lors des derniers plans que mon homme des bois qui était au fond du jardin à bricoler m'a entendue :-|

HITHD 3 est comme les deux volumes précédents, ultra bien réalisé , le rythme est certes lent voire contemplatif par moment mais Dutch Marish distille rapidement des petits indices indiquant que quelque chose se terre et observe les intrus dans ce désert et si comme moi tu as l'âme d'un investigateur en paranormal/trucs cheloux et qu'en plus tu aimes les found footage ou mockumentary alors tu vas adorer ces films ...

En conclusion :

Je n'ai qu'une seule chose à dire  !

JE VEUX LA SUITE !!!

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Publié le par Gally

Et si on se posait à la fraiche pour papoter cinéma aujourd'hui ?

Et cette fois-ci je ne vais pas te parler de shark movies ou de found footage ou de J Horror mais bel et bien de cinéma horrifique à l'ancienne avec ...

 

Le Pitch : Après que son époux ait disparu mystérieusement le jour de leur mariage 20 ans auparavant , Louise vit avec son tyrannique daron paraplégique tout en travaillant dans une bibliothèque en espérant le retour salvateur de Robert le cher disparu ...

GAFFE SPOILERS POUSSIÉREUX CI-DESSOUS !!!

The Attic aka les 13 marches de l'angoisse en français est un film américain sorti en 1980 scénarisé par Tony Crechales et Georges Edwards qui s'est également chargé de la réalisation.

A l'écran nous avons l'incroyable Carrie Snodgress qui prête ses traits graciles à Louise le personnage principal ...

Et face à elle il y a Ray Milland aka le père de Louise ...

Leurs visages te seront peut être familiers car on peut les croiser dans pas mal de films/séries tv.

Ils sont entourés par Ruth Cox dans le rôle de l'amie de Louise Emily ...

Et on peut aussi croiser fugacement la toujours aussi délicieuse Frances Bay qui campe une des collègues de Louise ...

Mais trêve de bavardage , allons droit au but ...

The Attic est une BAFFE .

Je ne m'attendais à rien de précis en lançant le film en ce mercredi après midi ensoleillé volets fermés afin de mieux apprécier la pelloche , on a vaguement jeté un œil sur le pitch et roulez jeunesse ...

Peut être pensais je voir un énième sympathique film de maison hantée ou un truc dans le genre mais non ...

Pas de boogeyman ni de fantômes au sens traditionnel du terme , pas de geysers de sang , d'araignées velues , d'entités malfaisantes et flippantes , " juste " une femme brisée persécutée par un père tyrannique et essayant désespérément de s'accrocher à cet espoir de revoir un jour son époux disparu revenir l'arracher à cet infernal quotidien dans lequel elle " vit" ...

Et elle est là l'horreur la vraie : La vie de Louise est HORRIBLE , elle est hantée rongée habitée par les  souvenirs de son amoureux disparu et pleure toutes les larmes de son corps , seule dans sa chambre de vieille petite fille pleine de peluches de singes abimées par les années ...

Et quand elle ne verse pas de larmes elle doit endurer la tyrannie d'un père manipulateur menteur et maltraitant qui a fait de Louise son esclave docile ...

Carrie Snodgrass livre ici une performance hallucinante via le personnage de Louise qu'elle réussi à rendre si émouvante et inquiétante que j'ai eu plusieurs fois envie de " rentrer dans le film " pour lui prendre la main et l'emmener loin des horreurs qu'elle vit et imagine ...

Tout en elle n'est que tristesse , son visage ses cheveux ses fringues sa posture ses regards et j'ai adoré sa performance ....

Face à elle Ray Milland est IMPÉRIAL dans le rôle du père bourreau exigeant et aimant mettre le doigt là ou ça fait mal en culpabilisant encore et toujours sa "chère " enfant afin de s'assurer qu'elle lui reste soumise ...

Ces deux là portent le film sur leurs épaules et leurs échanges sont souvent tellement insupportables que les rêveries de la pauvre Louise s'imaginant trucidant le daron sont comme des bouffées d’oxygène bienvenues ...

Au centre de la pelloche d'Ewards on retrouve la thématique de la manipulation et de la tyrannie imposée à un enfant par un parent , thématique souvent difficile à évoquer car on a toujours eu cette image des Parents parfaits qui ne feront jamais de bobo à leurs gosses surtout aux states ...

Du coup quand certaines œuvres égratignent cette image des parents idylliques on est un peu gêné aux entournures tu vois ?

Dans Christine de Stephen King on a une mère castratrice et dans Carrie du même auteur on a de nouveau une mère cette fois ci hystérique et folle de dieu ...

Et ici on a un père malaisant au possible qui passe son temps à renvoyer à sa fille qu'elle n'est qu'une moins que rien une ratée et qui en remet une couche quand il perçoit qu'elle a une envie de liberté ...

J'ai trouvé cela absolument immonde et dérangeant ...

Dans The Crow Eric Draven sermonne une junkie incapable d'élever sa fille et lui rappelle que " maman est le nom de Dieu dans la bouche d'un enfant "et l'on peut ici remplacer maman par papa d’où l'incapacité pour Louise de fuir ce padre devenu une figure presque divine à ses yeux ou du moins une figure infernale à laquelle elle ne pourra jamais échapper parce que captive d'une pseudo culpabilité ou trop fragile ou trop lâche donc elle attend , telle une princesse brisée et souillée , son prince charmant qui ne viendra jamais ...

La réalisation de Georges Edwards est sobre avec parfois des éclats de folie comme lors de la scène avec le singe géant ou lors de la visite finale du grenier 

le rythme très lent de son film  installe une ambiance pesante qui fera fuir beaucoup de monde mais qui moi m'a juste scotchée au point que je n'ai pas vu le temps passer ...

Évidemment , du fait de l'âge de la pelloche , le voyage dans le temps est total que ce soit au niveau des fringues (mention spéciale au marin croisé par Louise avec son petit costume trop choupi) , des voitures ou des coupes de cheveux et on notera aussi et surtout ce moment complétement WTF ou Louise s'extasie devant un singe dans une animalerie, singe que sa jeune amie Emily ( son clone en plus jeune) va s'empresser de lui offrir , j'ai jeté un œil sur le net et OUI à l'époque on pouvait acheter des singes comme on achète une paire de shoes ce qui m'a laissée sans voix et m'a rappelée aussi ce souvenir d'un mec à Coulogne ou j'ai grandi petite qui avait lui aussi un foutu singe dans son APPARTEMENT ...     

Le tout est porté par une musique parfois pesante avec en prime des chansons ultra 80's qui font un peu sourire de par leur côté kitchissime ...

Bref ...

Certains parents porteront leurs enfants à bout de bras en leur offrant amour sécurité éducation et d'autres feront de leurs mômes des objets qu'ils briseront à coup de talons et de mots cruels ...

Il n'y a pas de pire horreur que celle qui se cache derrière les portes closes de certaines demeures qu'elles soient miteuses ou cossues , des endroits qui recèlent d'horribles secrets qui rendent fous ...

Et c'est ça la force de The Attic , c'est une surprenante et inattendue plongée en apnée dans la psyché troublée et le quotidien infernal de cette femme que j'ai trouvé incroyablement touchante et dérangeante...

En conclusion:

The Attic n'est pas un film d'horreur , c'est plutôt une étude de cas , un drame psychologique sur une femme névrosée torturée et hantée qui a tenté de s'en sortir sans jamais y arriver et dont le seul vague réconfort final sera d'avoir enfin trouvé la vérité , vérité qui va sûrement la mener dans un asile ...

J'ai vu au fil de mes recherches sur ce film que beaucoup de personnes l'ont vu très jeunes et sont restées marquées à vie par The Attic ...

Je te déconseille vivement de matter la pelloche de Georges Edwards si tu ne te sens pas bien dans tes pompes parce que son ambiance va te bouffer et te coller au corps après le visionnage ...

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