Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Ma Bulle ...

Ma Bulle ...

36 15 my life version " voila ce qui me fait trembler , rire , rêver , planer .." . Films, mangas, jeux videos , bouquins , zik ...

Publié le par Gally

En août dernier, je publiais sur mon chti blog un article évoquant la légende des cosmonautes soviétiques envoyés dans l’espace pour la plus grande fierté de la mère patrie…

Avant d’y être abandonnés, condamnés à une mort solitaire et atroce, ignorés de toutes et de tous parce que : opération secrète, guerre froide, toussa toussa.

Bien sûr, c’est une légende.

Mais en me replongeant dans cette histoire, quelque chose s’est réveillé.
Une peur étrange, familière, celle-là même que j’avais ressentie en allant voir Gravity au cinéma, quand Sandra Bullock était arrachée au harnais de sécurité qui la reliait à la station spatiale et commençait à flotter dans le vide ou lorsque Félix Baumgartner a sauté depuis t
out là-haut.
Tu te souviens ?

Au-dessus de lui le vide et l'obscurité froide ...

Le vide sous ses pieds.

Le silence.

Ce sentiment d’irréalité.

Cette chute qui semblait sans fin ....

Ce vertige pur qui fait battre mon cœur plus vite à chaque fois que je revois cette scène ...

Et donc, en ce mardi 18 novembre gris et froid, mon “monstre” du jour sera…

L'Espace 

Tu vois cette photo?

Elle illustre à elle seule tout ce qui me terrifie.

Cette image mythique montre l’astronaute Bruce McCandless II pendant la mission STS-41B en 1984. 
Et voici la partie flippante :

Il a été le premier humain de l'Histoire à flotter dans l'espace sans être relié à RIEN.
Aucune corde ni attache ni aucun lien avec la navette Challenger.
Juste lui, son scaphandre et un engin appelé MMU (Manned Maneuvering Unit), un propulseur dorsal expérimental.

Il s’est éloigné jusqu’à 100 mètres de la navette.

Et si c'est une prouesse technologique et humaine incroyable ...

Moi je vois surtout une silhouette humaine, un petit point blanc perdu dans un noir TOTAL…
Et sous elle, la Terre, immense, magnifique, froide, inaccessible.

Et ce qui est terrifiant pour moi dans cette image, ce n’est pas seulement le vide .

C’est l'absence d'accroche.

Aucun sol.
Aucune direction.
Aucun bruit.
Aucun repère.

Pas d'ancrage.

Pas de gravité.

Et encore et toujours ce Vertige infernal qui me glace le sang ... 

Si cette personne lâche son propulseur, si elle dérive ne serait-ce que de quelques mètres dans la mauvaise direction …

Elle ne tombe même pas.
Elle flotte.
Et continuerait à flotter.
Pour toujours.

Seule face à elle même , à sa peur , à cette mort solitaire loin de la terre et de ses proches ...

Elle disparaitrait à jamais dans quelque chose qui ne lui répondrait pas et au delà d'une mort atroce , elle serait confrontée à la Solitude.

Pas la solitude émotionnelle ou psychologique.
Mais une solitude physique et cosmique.
L’espace est une immensité qui n’a pas de murs ...

Et son immensité, son indifférence, sa beauté ...

Tout cela me fascine et me fait peur ... 

En conclusion :

Les monstres dont j'ai commencé à te parler ici depuis quelques temps, veulent quelque chose de nous en général .
L’Espace, lui, ne veut rien.

Et c’est peut-être pour ça qu’il me terrifie autant :
là-haut, si tu dérives, tu ne tombes même pas.

Tu glisses.
Tu t’éloignes.

Et petit à petit, tu deviens un point, puis plus rien.

L’Espace ne tend pas de pièges.
Il ne poursuit pas.
Il ne griffe pas.

Il attend ...

Et parfois ...

Il avale ...
 

Commenter cet article
B
C'est un peu comme l'idée de la solitude éternelle pour un vampire, ou d'être piégé au fond de l'océan. Le pire n'est pas forcément de succomber, c'est celle d'agoniser. De voir ce qui t'attend et d'être impuissant. <br /> C'est pour ça que The Thing est une créature bien plus terrifiante que les slashers selon moi : elle t'absorbe, toi et ta conscience, c'est un processus qui prend du temps, et tu te vois condamné mais destiné à affronter l'horreur avant de mourir. <br /> Comme dirait un grand paléontologue: "le pire c'est que, tu es vivant, lorsqu'ils te dévorent."<br /> <br /> Et cette phrase peut, comme tu l'as bien écrit, s'appliquer également à des éléments plus imposants et cosmiques : le vide, le silence, l'espace...<br /> <br /> Super article, comme d'habitude !<br /> <br /> Les limules vous saluent!<br /> <br /> Cordialement,<br /> La Société fondatrice des Limules de France
Répondre
G
chuis entièrement d'accord avec toi, l'agonie , l'impuissance, le temps qui passe lentement tandis que le corps s'effondre et que l'esprit lui reste clair .... Tout cela combiné à l'immensité de l'espace ou rien ne peut venir te sauver ... Cela me terrifie de OUF >_<br /> Et Longue vie aux Limules !!!!!

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog