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Ma Bulle ...

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36 15 my life version " voila ce qui me fait trembler , rire , rêver , planer .." . Films, mangas, jeux videos , bouquins , zik ...

Publié le par Gally

Mercredi 20 aout 2025 ....

Aujourd'hui nous célébrons l'anniversaire d'un grand homme de la littérature fantastique ....

Howard Phillips Lovecraft ...

Il fait partie de ces auteurs dont les mots me hantent depuis des décennies ...

Je n'oublierai jamais ma première lecture de Lovecraft , celle qui d'une simple phrase , a fait vaciller un jour d'été lointain mes certitudes les plus ancrées.

Howard Phillips Lovecraft n’a pas seulement écrit des histoires d’horreur : il a cartographié la peur, redéfini l’horreur cosmique, et glissé dans l’âme du monde des soupirs d’étoiles mortes.

Lovecraft était un homme de l’ombre.

Né à Providence, Rhode Island, en 1890, il grandit dans une solitude étrange, entre les murs feutrés d’une maison habitée par le silence, la maladie mentale et les livres anciens.

Il écrivit ses premières histoires dès l’enfance, dévorant Edgar Allan Poe et Lord Dunsany, puisant dans ses rêves et cauchemars le matériau de son imaginaire tentaculaire.

On a souvent parlé de lui qu'il était un reclus, le reclus de Providence mais en réalité , s'il détestait surtout l'époque et le monde dans lesquels il était contraint de survivre , il savait s'ouvrir aux autres par le biais d'une correspondance riche et dense qui lui permettait d'assouvir sa soif de partage avec des tas d'amis ...

Lovecraft était étranger dans son propre temps mais il retrouvait le sourire quand il écrivait sans relâche à ses correspondants dont Robert E. Howard, Clark Ashton Smith, August Derleth…

Ses lettres étaient des refuges, des laboratoires, des ponts lancés vers d’autres âmes en quête. 

Ses textes paraissaient dans des revues pulp peu prestigieuses et il ne connaitra jamais la gloire de son vivant.

Pourtant, ce poète et rêveur à la santé fragile, ce gentleman du passé perdu dans la modernité de son siècle, a redéfini à lui seul tout un pan de la littérature fantastique.

Il n’écrivait pas seulement des récits effrayants.

Il invoquait L'INDICIBLE , ce que notre esprit humain est incapable de concevoir sans sombrer dans la folie.

Au cœur de son œuvre se trouve une idée simple et terrifiante : l’humanité n’est rien dans l’univers.

Nous sommes des fourmis égarées dans un cosmos indifférent, peuplé d’êtres anciens et immenses, tapis derrière les étoiles.

Ce n’est pas la peur du monstre sous le lit qui hante ses nouvelles mais celle d’un monde régi par des lois qui nous échappent, d’une réalité dont les voiles pourraient se déchirer à tout instant.

C’est ainsi que naissent Cthulhu, Nyarlathotep, Azathoth…

Non pas des dieux malveillants, mais des forces anciennes, immenses, que nous ne pouvons ni comprendre, ni combattre.

Des entités pour lesquelles nous ne sommes rien ...

Les textes de Lovecraft sont certes souvent terrifiants mais aussi empreints de poésie.

Il écrivait comme on peint un cauchemar.

Il décrivait des villes englouties, des civilisations perdues, des bibliothèques interdites et des mers noires comme l’encre.

Il mêlait érudition et vertige, érigeant un univers cohérent que d’autres allaient prolonger après lui : August Derleth, Ramsey Campbell, Alan Moore, Stephen King, Guillermo del Toro, et tant d’autres.

Aujourd’hui, Lovecraft est une légende.

Ses œuvres sont traduites dans le monde entier.

Son visage orne des posters, des figurines, des jeux de société.

Cthulhu est devenu une icône, souvent détournée, parfois moquée, mais toujours fascinante.

Et chaque fois qu’un lecteur découvre La couleur tombée du ciel ou l'abomination de Dunwich , une étincelle se rallume dans le vide interstellaire où Lovecraft observait, silencieux, le destin des hommes.

Il avait ses zones d’ombre , comme tout homme , mais son héritage littéraire est colossal.

Il a fait naître un sentiment majeur : celui de l'effroi existentiel , cette sensation de petitesse face à l’infini.

Et paradoxalement, en nous rappelant que nous ne sommes rien, il nous a offert une forme de liberté.

Car si l’univers est indifférent, alors tout devient possible.

En conclusion :

Je me sens proche de Lovecraft depuis toujours sur le fait qu'il était relativement isolé irl mais qu'il s'éclatait via des échanges épistolaires passionnés avec son cercle d'amis/connaissances ...

J'suis pareille que lui ( le talent en moins ) , je suis très isolée irl depuis toujours ( c'est mon choix) MAIS je m'éclate avec plein de monde via internet  ...

Il avait du papier , des crayons et des enveloppes, j'ai un clavier , un pc et une bonne connexion internet ...

Ce soir je vais aller m'installer sur ma chaise longue dans mon jardin et je vais contempler longuement le ciel étoilé en pensant à Howard et à tout ce qu'il m'a permis de découvrir, rêver et imaginer  ...

Et qui sait ...

Peut-être qu’un frisson passera dans l’air.

Et qu'une voix faible, venue d’un autre plan d’existence, me susurrera :

"N'est pas mort ce qui à jamais dort ...'

Joyeux Anniversaire Howard ...

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