C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes , voila un adage que j'ai beaucoup ressassé en cet été 2011 , désert cinématographique absolu pour ma pomme sur grand écran , pas un seul film pour titiller ma curiosité , pas une bande annonce pour me donner envie d'aller m'enfermer dans une salle obscure , le désert , le néant , rien nada , pas une seule raison de v'nir hurler ici ma joie sauvage d'avoir été prise aux tripes par une pelloche bien foutue ...
HEUREUSEMENT ....
Quand ce genre de situation se produit, on peut toujours se tourner vers les " bases de données " du passé et sans trop se casser le fion , on peut trouver facilement de quoi nourrir son imagination et sa chtite bulle ...
Et donc me v'la assise devant mon cher ordi pour v'nir te parler d'un bon vieux film made in 80's ( période dorée on ne le dira jamais assez !! ) et qui m'a clairement séduite ...

Le pitch : Dewey , flic blasé et usé par sa carriére a NY est rappellé par ses supérieurs alors qu'il prend des " vacances " afin d'enquêter sur les meurtres d'un richissime type et de sa blondinette d'épouse, massacrés de belle maniére par un mystérieux assassin , trés vite le policier comprend qu'il n'est pas confronté a un tueur " classique " mais a quelque chose de trés trés particulier ............
BON !!!
Par ou j'commence ??
Ben j'vais commencer par jouer les " vioques " et dire haut et fort que décidémment c'était mieux avaaaaaant et que des SFXs a la con /3D kikoolol ne combleront jamais les lacunes de scénars moisis , réalisations lamentables , castings pourris , méga twist final de la mort qui tue et ne surprend plus personne et donc MERDE a un certain cinéma qui privilégie le fric et le popcorn et néglige l'essentiel : le dialogue qui doit impérativement se nouer entre un spectateur qui ne doit pas rester passif devant un film et doit réagir, entrer dans le truc , ressentir de l'empathie , des sentiments devant le film et planer a 15000 au lieu de bailler aux corneilles et le réalisateur du film zyeuté , encore faut t'il que le réalisateur ait en tête de pondre un truc pas forcément parfait mais doté de ces qualités évoquées ci dessus et qu'on ne trouve quasiment plus jamais sur grand écran ..........
Wolfen fait partie de ces films rares !!!!
GAFFE SPOILERS CI DESSOUS !!!
Film méconnu mais précieux, Wolfen est un petit bijou a la narration trés lente et parfois étrangement poétique alors que tourné dans les rues grises et bétonnées de NY , ce film m'a plongée dans un état de rêverie rare ....
Pas ( ou trés peu ) de mises a mort gores , pas ou trés peu donc de gros rouge qui tâche , la force du film est ailleurs , dans ses personnages par exemple via Dewey ( albert Finney ) ou ces gueules connues des gens de ma génération comme ce cher Gregory Hines , le charismatique Tom Noonan ou encore James Edward Olmos ( tu sais ? le patron latino de Crockett et Tubbs dans deux flics a miami ??? ) , des gueules familliéres et toutes jeunes et donc forcément sympahiques pour quiconque a plané a 15000 en zyeutant des perles comme " Manhunter " ...
Effets spéciaux old school avec une " vision canis lupus " lors des chasses a cour de nos " coupables " qui fait trés predator like .....

Humour décalé et potache qui fait forcément sourire via des dialogues simples mais efficaces , fringues et looks 80's a mort ( forcément !!) qui font également sourire , un sourire pas moqueur mais nostalgique, amusé et appréciateur ...
Zik discréte , jamais tonitruante , d'un James Horner dont on reconnait immédiatement les notes ( on sent Aliens dans la BO de Wolfen c'est plaisant !! ) ....
Et cette enquête , cette errance de Dewey qui part d'un crime violent pour atterrir dans un univers mystique et spirituel a 1000 lieues des meurtres auxquels il est confronté d'habitude car les coupables ne sont ni des hommes ni des animaux mais bel et bien des entités issues d'un passé lointain , des créatures qui vivaient , régnaient sur ces territoires bien avant l'arrivée des colons/brutes épaisses qui se sont appropriés un pays qui ne leur appartennait pas .
Le message est fort , il peut sembler naïf et dépassé mais prendra aux tripes toute personne ayant laissé une petite porte ouverte dans son imagination , sa sensibilté .
Sujet douloureux évoqué dans les romans mettant en scéne le terrible Misquamacus ou dans un épisode des X files j'en passe et des meilleurs ( plus sérieux ) , la colére , le ressentiment , la douleur ressenties par les Indiens et les êtres qu'ils cotoyaient quand les envahisseurs se sont ramenés pour saccager leurs peuples /croyances/terres , m'a scotchée devant l'écran ...
Et donc les coupables ne sont pas mauvais , on ne peut pas leur en vouloir , ils ne font que défendre les miettes de territoires que les envahisseurs leur laissent , tuant les malades et protégeant comme ils peuvent leurs derniers sanctuaires , ce ne sont pas réellement des loups mais plutôt des entités , des esprits de la nature ( Mononoke !!!! ) qui se terrent dans les décharges , les quartiers défavorisés de NY ( et d'autres villes comme Wittinghton le dit en évoquant la nouvelle orléans dans le film ) ...
Le choc est d'autant plus violent pour Dewey , ce flic blasé et terre a terre ....

Wolfen n'est pas dénué de défaut et le film s'enlise parfois ici et la ( les interrogatoire de suspects avec utilisation de " technologie pointue " ) , mais avec le recul on se rend compte que ces scénes soulignent l'inutilié de ces gadgets face a la force brute des " coupables " , ces créatures issues d'un passé que tout le monde préfére oublier ( haha sacrés ricains cowboys/super héros sauveurs du monde qui ont purement et simplement éliminés les premiers vrais habitants de ce pays !!! ) ...
L'homme et sa technologie foireuse ne pésent rien quand la nature et ses mystéres décident de reprendre le desssus
....
La scéne finale confrontant les Loups et Dewey est d'une beauté époustouflante .......
Les adeptes de films speed bailleront d'ennui devant Wolfen mais osef , pour ma part j'ai été ravie d'être embarquée par Wadleigh et ce film étrange , par cette chasse en jungle urbaine , une chasse surprenante puisque la proie n'est pas celle que l'on croit et emméne le spectateur loin des clichés /poncifs habituels ...
BREF tout cela pour dire que en cet été 2011 moisi et stérile en matiére de bombes sur grand écran , j'ai pris mon pied devant le mysticisme de Wolfen qui m'a donné envie d'aller danser avec les loups ...
Gally conquise ...
Graooooooooou !!!!!
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